Le district de Gisagara a intensifié les programmes de planification familiale. Selon les autorités de ce district, la planification familiale, une fois bien comprise, devient un pilier important de développement et du bien-être des familles.
La vice maire du district de Gisagara chargée des affaires sociales, Denyse Dusabe, affirme que la population comprend de plus en plus le bien-fondé de la planification familiale. Celle-ci, dit-elle, désengorge les familles, leur permettant de s’occuper convenablement de leurs travaux de chaque jour.
” Les bienfaits de la planification familiale sont inouïs. Elle diminue sensiblement les naissances rapprochées, procure assez de temps aux conjoints de travailler et s’occuper convenablement d’autres tâches et ramène du bonheur au sein des familles’’, a-t-elle expliqué.

Dans le cadre de l’intensification de ces programmes, le district de Gisagara a mis en place des services des postes de santé secondaires s’occupant uniquement du problème de la planification familiale.
Agnès Kantarama est une infirmière s’occupant de la gestion du poste de santé secondaire de Mugombwa, dans le district de Gisagara. Elle indique que les résultats palpables de ces programmes sautent aux yeux.

” Le programme de la planification familiale va bon train. Nous accueillons beaucoup de femmes, entre 15 et 20 chaque jour. Nous utilisons des méthodes naturelles et modernes selon la volonté de chacun de nos bénéficiaires’’, a-t-elle expliqué.
Agnès Kantarama a ajouté que l’intensification de ce programme a remonté le pourcentage des utilisateurs, passant de 45 à 65% dans 5 ans seulement.
L’une des bénéficiaires, Annonciatta Muhimpundu, atteste que des changements se sont introduits chez elle depuis son adoption des méthodes de la planification familiale.

” Avant mes enfants souffraient de la malnutrition, ils étaient toujours malades, moi-même j’étais toujours fatiguée et ne pouvais pas travailler. Aujourd’hui, après la planification familiale, les naissances sont espacées, je me sens beaucoup plus forte pour travailler au développement de mon foyer’’, a-t-elle affirmé.
La planification familiale est l’un des programmes du projet Barame (vivre plus longtemps), mis en exécution grâce à la coopération belgo rwandaise. C’est dans ce cadre qu’il a été construit des postes de santé secondaires s’occupant uniquement de cette tâche pour compléter d’autres gérés par les confessions religieuses n’acceptant pas les méthodes modernes. Il a été également question des équipements et la formation des infirmières devant aider la population dans ce programme de la planification familiale.
Vital Ndayambaje




































































