Les enfants et les enseignants de Green Hills veulent créer un journal de l’école après une formation dispensée par des journalistes membres de l’Organisation pour la Presse Francophone au Rwanda (OPFR). Ces derniers ont aidé les élèves intéressés à trouver les sujets des prochains articles à publier.
Patrick Nyiridandi, présentateur du journal en français à la Télévision nationale et Aimable Twahirwa, journaliste scientifique viennent de guider un groupe de 20 élèves de Green Hills dans la recherche des sujets pour la production des articles.
Certains des sujets proposés sont comme la journée internationale de la femme, la célébration de la journée de la Francophonie et tant d’autres. Et les enfants, et leurs enseignants sont intéressés par ce projet initié par l’OPFR.

Cindy Kayinamura et Ilana Musafiri, deux jeunes filles, se préparent à produire un article sur la Francophonie. « Cette année, il n’y aura pas de célébration de la journée internationale de la Francophonie à l’école à cause de la covid-19, » affirme Ilane Musafiri. « Les années passées on organisait ‘Questions pour un Champion’, à l’instar de l’émission produite par TV5, » explique-t-elle.
Oneil Kayigamba, lui, envisage déjà de devenir journaliste. « Cette activité est nouvelle dans notre école. J’aimerais bien acquérir des connaissances plus approfondies qui me serviront dans l’avenir, » dit-il.
L’enseignante de français, Coralie Fournier, apprécie bien cette activité opportune. « Ce projet tombe bien, nous traitons le dossier de la Presse dans le cours de français, » déclare Coralie. « Nous verrons après si le partenariat peut continuer, » ajoute Mme Coralie qui a déjà demandé la création d’un journal scolaire à sa cheffe directe.
« Une enseignante vient de me proposer de créer un journal de l’école, » me confie Couturier Clara, vice-principale du programme bilingue. Elle coordonne le travail des enseignants. En attendant, 10 articles vont être produits car les enfants doivent travailler deux par deux. « Ils seront publiés dans un blog, » révèle Coralie Fournier.

Une autre équipe s’est rendue à l’école St Ignace de Kibagabaga, dans le district de Gasabo pour un travail similaire. Gloriose Mukamunana, enseignante de français dans cette école secondaire se dit satisfaite. « Avec ce club de media, mon travail d’enseignant de français est vraiment facilité, » dit-elle. « Aujourd’hui les enfants n’écrivent plus. Ils ne font que manipuler les téléphones portables. Avec ce projet, ils prendront le temps de s’asseoir et de produire des articles, » déclare-t-elle contente pour les retombées positives attendues sur l’expression écrite de ses apprenants.

La séance sur le choix des sujets vient après d’autres sur l’initiation à l’écriture journalistique. Selon Jeanne Kandama, représentante légale de cette nouvelle ONG, ce projet financé par l’ambassade de France s’insère bien dans l’objectif de l’OPFR de promouvoir la langue française. « Nous avons commencé par la jeunesse car elle constitue l’avenir du pays, mais nous voulons également organiser des formations pour les journalistes d’expression française, » annonce-t-elle. « Nous voulons une visibilité de la langue française dans les médias, » se justifie-t-elle.
Gérard Rugambwa


































































