Les autorités du district de Karongi, à l’Ouest du Rwanda, déclarent que la malnutrition s’estompe de plus en plus, et cela depuis l’avènement des projets du PRISM (Partenariat pour un programme de marchés du petit bétail résilients et inclusifs), ayant octroyé le petit bétail à la population.
Ce projet a pu donner le petit bétail à des familles les plus démunies pour relever leur standing de vie. Depuis lors la malnutrition qui était leur apanage va décroissant et s’estompe avec le temps.
La vice maire chargée des affaires économiques dans le district de Karongi, Julienne Ntakirutimana, déclare que plus de 1.580 familles les plus démunies ont été choisies pour bénéficier du petit bétail. C’est dans le souci, dit-elle, de relever leur standing de vie et surtout lutter contre la malnutrition qui était leur apanage.

”A part ce petit bétail, ces familles ont également reçu des semences pour aménager des jardins potagers. C’est toujours dans le souci de lutter contre la malnutrition’’, déclare Julienne Ntakirutimana.
Elle ajoute que ces mesures combinées ont provoqué un changement socio-économique qui saute aux yeux de tout le monde.
L’un des bénéficiaires de ces programmes, Gervais Kabera, habitant du secteur de Gashari dans le district de Karongi, indique que depuis 2022, sa vie a agréablement changé.

” Je suis bénéficiaire du projet PRISM depuis 2022. Il m’a donné du petit bétail, il m’a encadré à travers un suivi régulier. J’ai commencé à récolter les fruits de ce projet. J’épargne 6000 Frws chaque semaine, ma famille est bien nourrie, je paye facilement la Mutuelle de santé, bref ma vie a totalement changé’’, se réjouit-il.
Même son de cloche chez Louise Nizeyimana du secteur de Murambi toujours dans le district de Karongi. Elle affirme qu’elle a accompli un pas de géant depuis le soutien du projet PRISM.

” Je suis éleveur fervente du petit bétail que j’ai obtenu du projet PRISM. Depuis 3 ans j’ai quitté la catégorie des personnes démunies. J’ai aménagé chez mois un jardin potager et j’ai acheté un autre champ pour d’autres cultures vivrières. Ma famille ne souffre plus de la malnutrition, je paye la mutuelle de santé à temps et les frais scolaires pour mes enfants”, se réjouit-elle.
Le coordinateur du projet PRISM, Joseph Nshokeyinka, affirme que ces bons résultats cadrent bien avec les objectifs du projet PRISM, lancé en 2021.
” L’objectif du projet est justement d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que les revenus des ménages ruraux pauvres grâce à une meilleure performance des chaînes de valeur’’, dit-il.

Joseph Nshokeyinka précise que le projet PRISM travaille sur 4 chaînes de valeur du petit bétail à savoir les porcs, les volailles et les petits ruminants dont les moutons et les chèvres.
Le projet PRISM est financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA), et mis en œuvre par l’Office rwandais de développement de l’agriculture et des ressources animales (RAB).
Vital Ndayambaje



































































