Ils portent des gilets jaunes, ces Jeunes Volontaires engagés dans la lutte contre le coronavirus à Kigali. Ils veillent au respect des instructions en vigueur pour éviter la propagation du coronavirus.
Les « Gilets jaunes » sont présents dans les gares routières de Kigali, sur les arrêts bus et aux marchés principalement. Ils aident les passagers à entrer dans les bus en ordre. La distanciation sociale doit être respectée sur les rangs en attendant le bus. Avant d’entrer dans les gares routières de Downtown, Remera, Nyabugogo, ces « Gilets jaunes » sont là pour veiller au respect du lavage des mains.

« On est des volontaires, » dit un jeune de 23 ans en gilet jaune trouvé à Remera. « On travaille sans être payé, » explique-t-il. « La nuit, les chauffeurs des bus nous aident à rentrer, » me révèle-t-il le seul avantage dont ils peuvent bénéficier.
Ces jeunes travaillent de 6 heures du matin jusqu’à 13 heures. Une autre équipe assure la relève jusqu’à 20 heures. Au total ils sont 800 à Kigali.

Selon Eric Bayisenge, Secrétaire général des Jeunes Volontaires (YV), ces jeunes (YV) se sont engagés à poser leur pierre à l’édifice national sans attendre « aucun intérêt matériel ». C’est un réseau des jeunes qui offre des services gratuitement à travers tout le pays.
Les autres activités de YV
Ils ne sont pas seulement à Kigali. Ils se trouvent dans tous les districts du pays. Pour le moment leur effectif s’élève à 380.000 jeunes. Mission : contribuer au développement en utilisant leur force physique.
Dans la capitale Kigali, il est facile d’identifier les Jeunes Volontaires (YV), mais ailleurs dans la plupart des districts, ils ne portent pas encore de gilets jaunes dans leurs activités.

« Ils aident dans la distribution des vivres aux vulnérables, dans la lutte contre la malnutrition, ils construisent des maisons décentes et des latrines pour les démunis, » explique Eric Bayisenge, secrétaire général de YV. « Ils collaborent également avec la police nationale dans des activités de police de proximité, » souligne Bayisenge.
« Très récemment, ces jeunes sont intervenus pour dégager un éboulement qui avait rendu une route inutilisable dans le district de Gakenke, » montre-t-il.
Cette structure des Jeunes Volontaires a été créée par des jeunes universitaires en 2013. « Ils ne veulent que servir bénévolement le pays, » insiste Bayisenge. Pour adhérer à YV il faut avoir au moins un niveau de l’enseignement secondaire.
Gérard Rugambwa




































































