L’Organisation des Nations Unies (ONU) a commémoré, ce 7 avril, le génocide commis contre les Tutsi au Rwanda, honorant plus d’un million de victimes succombées à cette tragédie. Le Secrétaire général António Guterres a appelé à tirer des leçons du passé, à combattre les discours de haine et l’idéologie génocidaire.
La cérémonie commémorative s’est déroulée à New York au siège de l’ONU. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé la communauté internationale à tirer des leçons du génocide contre les Tutsi de 1994, afin qu’une telle tragédie ne se reproduise plus jamais.
Antonio Guterres a déclaré qu’en cette Journée internationale de commémoration, il rendait hommage aux victimes du génocide, en leur rendant honneur. Il a salué les survivants qui ont refusé de se laisser abattre par le chagrin et se sont engagés sur la voie de la reconstruction.

’’ En cette Journée internationale de commémoration du génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda, nous rendons hommage aux victimes. Nous remercions les survivants, dont la résilience a démontré la force de l’humanité. Et nous nous souvenons avec humilité et honte que la communauté internationale n’a pas répondu à l’appel à l’action pour sauver des vies’’, a-t-il souligné.
Guterres a ajouté que commémorer les victimes du génocide ne suffisait pas, mais que la communauté internationale devait tirer les leçons des conséquences de sa négligence avant et pendant le génocide contre les Tutsi. Cette communauté, a-t-il dit, devrait assumer la responsabilité de protéger l’humanité en luttant contre la haine, la désinformation et la violence.
’’ Il ne suffit pas de se souvenir de ceux qui sont morts. Nous devons tirer les leçons des erreurs du passé, protéger les vies, lutter contre les discours de haine et l’incitation à la violence, renforcer les liens humains pour poursuivre la reconstruction, et consolider les institutions susceptibles de contribuer à prévenir de telles atrocités’’, a-t-il insisté.

Le ministre rwandais de la justice et mandataire général de l’Etat, Dr. Emmanuel Ugirashebuja, qui représentait le Rwanda à cette cérémonie, a fait part de son inquiétude quant à la présence, dans l’est de la République démocratique du Congo, d’un groupe terroriste appelé FDLR qui continue de propager une idéologie génocidaire.
’’ Certains dirigeants à Kinshasa continuent à tenir des propos haineux à l’encontre des Tutsi. L’exemple est celui du général major Sylvain Ekenge, ancien porte-parole de l’armée de la RDC, qui a déclaré qu’il fallait faire preuve de prudence avant d’épouser une femme tutsi, car celles-ci ne souhaitent pas avoir d’enfants avec des personnes d’une autre race’’, a-t-il déploré.
’’ Alors que la communauté internationale commémore le génocide de 1994 contre les Tutsi, elle devrait lutter contre les discours de haine, l’idéologie génocidaire ainsi que les actes de négation et de banalisation du génocide’’, a insisté le ministre Ugirashebuja.

A ce jour, 153 pays ont signé la Convention internationale pour la prévention et la répression du crime de génocide. Le Secrétaire général Antonio Guterres a exhorté ceux qui ne l’ont pas encore fait à le faire sans délai. Ensuite de la mettre en œuvre afin qu’une histoire comme celle du Rwanda ne se répète plus jamais.
Vital Ndayambaje




































































