Le secrétaire d’Etat au ministère de l’infrastructure (MININFRA), Jean de Dieu Uwihanganye, a lancé une invitation aux jeunes pour lutter contre le négationnisme. C’était à Ruhanga, dans le district de Gasabo, lors de la commémoration annuelle du 15 avril 2026.
Une foule nombreuse a participé à cette 32 eme commémoration au mémorial de génocide de Ruhanga, dans le district de Gasabo.
Le secrétaire d’Etat au MININFRA, Jean de Dieu Uwihanganye, a fait un triste constat. Le négationnisme demeure présent, particulièrement sur les réseaux sociaux. Et sans doute dans certaines familles car l’on voit des jeunes nés après le génocide actifs dans le négationnisme.

” Il est du devoir de tout un chacun de dénoncer les négationnistes, de dire la vérité aux plus jeunes,” a-t-il déclaré.
” Les jeunes doivent user de discernement sur le parcours du Rwanda dans le rétablissement de l’unité nationale, fermer les oreilles à ceux qui sèment la haine parce qu’il n’y a point de bénédictions. Au contraire, ils récolteront des peines à purger,” a-t-il dit.
Les jeunes devraient puiser la vérité sur l’histoire du pays lors des présentations faites pendant les commémorations.

” Les jeunes doivent participer nombreux dans les activités de commémoration où l’histoire du pays est présentée. Ainsi ils seront informés sur le passé et pourront s’en servir pour construire la nation sur des bases solides,” a indiqué Fulgence Dusabimana, vice-maire de la ville de Kigali chargé de l’urbanisme et les infrastructures.
Il les a exhortés à prendre les devants pour combattre les négationnistes par tous les moyens.
Selon le président de l’Association des rescapés de génocide” Ibuka”, Dr. Philbert Gakwenzire, dans le mémorial de Ruhanga, comme dans les autres partout dans le pays, devraient se trouver des documents écrits et audio-visuels sur l’histoire du pays.
” Les documents conservés dans un mémorial peuvent aider les jeunes à s’informer et à analyser l’histoire du pays,” a montré Dr. Gakwenzire.

” Les enfants des écoles environnantes devraient prendre le temps de visiter un tel mémorial. Ces initiatives peuvent servir à réduire ou à arrêter la propagation de l’idéologie de génocide dans le pays,” a souligné Dr. Philbert Gakwenzire.
L’inhumation se poursuit 32 ans après
A Ruhanga, 14 corps ont été inhumés, 32 ans après le génocide perpétré contre les Tutsi. A Rusororo, 9 corps y ont été trouvés, 2 à Ndera et 3 à Bumbogo. L’information sur ces sites restés secrets pendant plus de trois décennies a été fournie par un condamné qui vient de purger sa peine.

C’est important pour les rescapés de génocide contre les Tutsi. Cela réduit leur chagrin et c’est aussi un geste témoignant d’une volonté de se réconcilier avec les victimes qui ont accordé leur pardon aux bourreaux.
Ruhanga a été toujours un lieu de refuge pour les Tutsi qui étaient persécutés. Les pogroms de 1959, 1961, 1962, 1963, et 1973 n’ont jamais eu lieu à cet endroit.
Gérard Rugambwa



































































