L’ambassadeur du Rwanda en Suisse, Marie Chantal Rwakazina, lance une sonnette d’alarme sur le discours de la haine se propageant impunément dans la région. C’était à l’occasion de la clôture de la semaine de deuil national en la mémoire des Tutsi emportés par le génocide en 1994.
Dans une cérémonie commémorative organisée à Genève, la capitale suisse, l’ambassadeur du Rwanda à Genève, Marie Chantal Rwakazina, s’est attardée sur le discours de la haine adopté en RDC.
”Tout commence par le discours de la haine qui se propage impunément, à travers différentes plateformes,” avertit la diplomate Rwakazina.
Selon elle, le génocide commis au Rwanda semble n’avoir pas donné assez de leçons à la communauté internationale. On voit en RDC des exactions meurtrières et des crimes contre l’humanité.
”Nous demandons à la communauté internationale de prêter son attention à cette situation qui risque de générer un génocide semblable à celui des Tutsi au Rwanda en 1994,” a insisté l’ambassadeur Rwakazina.
Même son de cloche au Rwanda, où lors de l’évènement similaire, le ministre de l’unité nationale et de l’engagement civique, Dr Jean Damascène Bizimana, expliquait des racines du génocide des Tutsi au Rwanda, dont l’idéologie a été véhiculée par le discours de la haine contre les Tutsi.

Le Rwanda a eu le grand malheur d’avoir des politiciens comme Kayibanda qui a fondé son parti sur les bases ethniques, le Parmehutu, en prêchant publiquement la haine contre les Tutsi, comme on le constate dans tous ses discours. Habyarimana qui lui a succédé n’a rien changé et a adopté plutôt la même ligne politique.
”Tout cela ne pouvait que conduire au génocide commis contre les Tutsi,’’ a indiqué Dr Bizimana.
Différentes recherches sur les génocides montrent que tout commence par l’idéologie, véhiculée par le discours de la haine menée contre une partie de la population à éliminer.
Cette chaine de transmission de l’idéologie du génocide jusqu’à son exécution se fait par le truchement des médias et des discours publics et solennels.
Le discours de la haine et la propagande haineuse ont été identifiées comme catalyseurs de la violence génocidaire au Rwanda. C’est pourquoi le gouvernement rwandais a mis en place beaucoup de mécanismes pour promouvoir la prévention des génocides, notamment par l’éducation à tous les niveaux.
Ce programme vise au premier plan les jeunes, pour renforcer leur résilience face à toutes formes de discriminations.
Vital Ndayambaje




































































