La député canadienne Arielle Kayabaga a demandé au Parlement canadien de reconnaître les FDLR comme une organisation terroriste. Elle a demandé aussi que les génocidaires vivant au Canada soient traduits en justice.
Arielle Kayabaga, membre de la Chambre des communes du Canada, a appelé le parlement du pays à désigner le groupe génocidaire des FDLR comme une organisation terroriste, parce qu’elles continuent de tuer de nombreux Tutsi dans la région.
Elle a également demandé que ce pays traduise en justice les personnes soupçonnées d’être impliquées dans le génocide des Tutsi qui y vivent encore.
” Aujourd’hui, au nom de mes électeurs et des survivants qui sont encore aux prises avec ce qui s’est passé en avril 1994, je demande deux choses, Monsieur le Président. Premièrement, que le Canada, qui abrite de nombreux survivants et familles de survivants, désigne les FDLR comme une organisation terroriste alors qu’elles continuent de tuer de nombreux Tutsi dans la région’’, a-t-elle demandé.

Arielle Kayabaga a également pointé du doigt les génocidaires vivant encore au Canada et a demandé qu’ils soient arrêtés et traduits en justice.
” Deuxièmement, je demande de traduire en justice les participants au génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda’’, a-t-elle ajouté.
La député canadienne a cité les propos de Romeo Dallaire (ancien commandant des forces onusiennes au Rwanda). Celui-ci s’est indigné du fait que les génocidaires se baladent librement au Canada.
” Roméo Dallaire a récemment rappelé que de nombreuses personnes ont élu domicile au Canada et vivent en toute liberté, sans subir de conséquences. Alors nous demandons que cela cesse’’, a-t-elle insisté.

” La semaine dernière, j’ai pu constater de mes propres yeux à quel point le fait que les auteurs d’un génocide demandent le pardon et qu’ils sont en mesure de le leur accorder peut avoir un effet transformateur’’, a-t-elle souligné.
La député Arielle Kabayaga a ajouté qu’il n’y a pas de guérison possible pour les nombreux cœurs endeuillés qui revivent le génocide encore et encore chaque année surtout au mois d’avril.
” Il n’y a pas de justice si nous laissons de la place au négationnisme, au révisionnisme et aux débats qui perpétuent la haine anti-tutsi’’, a-t-elle conclu.
Vital Ndayambaje



































































