Agathe Habyarimana Kanziga a été convoquée ce mardi 3 novembre à Paris par un juge d’instruction. Elle doit répondre aux questions dans le cadre de l’enquête sur le rôle joué par le capitaine Paul Barril pendant le génocide contre les Tutsi de 1994.
Après l’arrestation de Félicien Kabuga, déjà transféré au Mécanisme résiduel des Tribunaux Pénaux à La Haye, la justice française se tourne cette fois-ci vers Agathe Habyarimana Kanziga. Elle doit être interrogée dans le cadre de l’enquête lancée sur le rôle du capitaine Paul Barril lors du génocide contre les Tutsi.
Agathe Kanziga doit répondre sur ses liens avec l’ex-gendarme Barril sous la présidence de François Mitterrand.
L’association Survie et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) ont porté des plaintes contre cet ancien officier de la gendarmerie française.
Il est soupçonné d’avoir signé un contrat d’achat d’armes d’une valeur de 3 millions de dollars avec le Gouvernement Intérimaire du Rwanda (GIR) en plein génocide, violant ainsi l’embargo international imposé par les Nations-Unies.
Le Capitaine Paul Barril entretenait des relations avec la famille Habyarimana pendant cette période de génocide contre les Tutsi de 1994.
Agathe Kanziga était membre de l’Akazu, un groupe restreint qui prenait les grandes décisions sous le régime du Président Juvénal Habyarimana.
Elle demeure hébergée en France sans statut de réfugiée en raison des soupçons qui pèsent sur elle sur son rôle dans le génocide contre les Tutsi.
Gérard Rugambwa




































































