Le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Jean Patrick Nduhungirehe, a réaffirmé l’engagement du Rwanda pour la paix avec le Burundi et dans la région. C’est suite aux propos du président Evariste Ndayishimiye sur BBC.
Le gouvernement rwandais, à travers le ministre des affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a réaffirmé son engagement pour la paix avec le Burundi. Le président Evariste Ndayishimiye venait de lancer des propos sur BBC laissant croire qu’il vogue à contre courant.
Ce chef d’Etat burundais, parfois imprévisible, vient d’accuser le Rwanda qu’il chercherait à attaquer son pays à partir de la RDC, alors que les services de sécurité des deux pays se trouvent en discussion pour la paix.
Le ministre rwandais des affaires et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a qualifié la déclaration du président burundais de ” malencontreuse”.
Les services de sécurité des deux pays, le Rwanda et le Burundi, s’étaient déjà accordés sur le besoin d’une désescalade militaire et verbale, selon M. Nduhungirehe. Lui-même a eu l’opportunité d’en discuter avec son homologue burundais. Aucune divergence à ce propos.
” J’en avais parlé avec mon homologue burundais, en marge de la réunion ministérielle conjointe EAC-SADC à Harare le 17 mars 2025, et nous étions parfaitement sur la même longueur d’ondes sur cette question,” a révélé Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise.
” Le Rwanda va malgré tout continuer son engagement pour la paix avec le Burundi et dans la région des Grands Lacs, tout en espérant un peu de calme et de sérénité dans les propos officiels de l’autre côté de l’Akanyaru,” a-t-il dit.
Le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, lors de sa dernière rencontre avec les représentants de tous les 30 districts du pays à Kigali le 16 mars 2025, avait évité de mettre l’huile sur le feu. Il avait jugé que la région se trouvait sur la bonne voie pour sortir de la crise sécuritaire actuelle. Il avait réaffirmé la politique du Rwanda d’éviter toute provocation. Néanmoins le pays reste prêt à répliquer fortement s’il venait de recevoir une gifle.
Gérard Rugambwa




































































