A la veille de la 29 eme commémoration du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994, les Rwandais sont appelés à conjuguer leurs efforts, pour juguler la crise du traumatisme observée durant cette période de commémoration.
Le ministère de la santé, à travers le Centre Biomédical du Rwanda (RBC), a organisé une conférence de presse à Kigali, pour revenir sur la question du traumatisme a la veille de la période de commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi.
Le Docteur Iyamuremye Jean Damascène, du service de la santé mentale au RBC, a appelé à la collaboration de toute la communauté pour minimiser les risques du traumatisme.

” Les gens bien portant doivent s’approcher des personnes victimes du traumatisme et les aider à aller vers les services d’assistance psychothérapeutiques disponibles à tous les centres de santé du pays, ” a indiqué Dr Iyamuremye.
Il a renchéri en disant que des équipements et du personnel formé sont disponibles, pour venir en aide à toute personne en besoin.
De son côté, Dr Gishoma Darius, également de RBC, a fait savoir que les statistiques du traumatisme au Rwanda sont alarmant.
” Les statistiques nous montrent que 26% des victimes du génocide souffrent du traumatisme à différents niveaux. Il est donc du devoir de chacun de nous, de s’approcher de ces personnes et leur apporter de l’assistance dans les moments difficiles et même au-delà,” a-t-il supplié.

Docteur Chaste Uwihoreye du centre Uyisenga Ni Imanzi, s’occupant des problèmes psycho sociaux, a révélé la souffrance des personnes victimes du traumatisme, allant du petit stress au suicide.
Il a saisi l’occasion pour appeler toute la communauté à conjuguer les efforts pour minimiser les manifestations du traumatisme observées surtout pendant la période de commémoration du génocide commis contre les Tutsi.
Docteur Chaste Uwihoreye a toutefois indiqué que la résilience des Rwandais prend de plus en plus le devant. Selon Les statistiques montrent que 88% des Rwandais ont espoir de bien vivre et cela devant toute situation.
Comme le montrent les experts, les signes du traumatisme ne peuvent jamais s’estomper complètement, mais peuvent diminuer de gravité. Les mêmes experts indiquent que le traumatisme, à la longue, devient intergénérationnel. D’où une attention particulière pour ne pas lâcher prise pour l’assistance aux personnes qui en souffrent.
La période de commémoration du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda débute le 7 avril de chaque année, et va jusqu’au 4 juillet, date à laquelle le génocide a pris fin.
Vital Ndayambaje




































































