Le ministère des finances et de la planification économique (MINECOFIN) a annoncé que le produit intérieur brut (PIB), indicateur de la performance économique du Rwanda, a connu un taux de croissance de 7,8 % au premier trimestre 2025.
Cette déclaration a été faite ce vendredi 20 juin 2025 par le ministère rwandais des finances et de la planification économique, dans une conférence de presse tenue à Kigali.
Le ministre rwandais des finances et de la planification économique, Yusuf Murangwa, a souligné que ce taux de croissance de 7,8 % est encourageant. Il a cependant signalé qu’il il reste inférieur à l’objectif de 9,3 % défini dans la stratégie nationale de transformation (NST2).
” Dans des circonstances normales, une croissance du PIB de 7,8 % est très bonne. Cependant, en tant que nation ambitieuse, nous visons une croissance plus élevée à savoir de 9,3 % pour la mise en œuvre efficace et en temps voulu de la NST2″, a-t-il indiqué.

Le ministre Murangwa a également souligné que le gouvernement rwandais continue de consentir des efforts pour aligner la croissance du produit intérieur brut (PIB) à l’objectif défini dans la stratégie nationale de transformation (NST2).
Selon les données publiées par le rapport de l’Institut national de la statistique du Rwanda (NISR), le produit intérieur brut (PIB) aux prix courants du marché a été estimé à 5.255 milliards de francs rwandais. Il s’agit d’une augmentation de 7,8 % par rapport aux 4.486 milliards de francs rwandais enregistrés au cours de la même période de l’année dernière.
Selon ce rapport, le secteur des services a été le plus performant. Sa contribution au PIB a été de 46%. Le secteur des services a progressé de 9 %, stimulé par une augmentation de 14% du commerce de gros et de détail. Les services liés au transport ont augmenté de 4%, les activités de transport elles-mêmes ayant progressé de 1 %.
Parmi les autres domaines de croissance notables dans ce secteur des services figurent les hôtels et restaurants. Ces derniers ont progressé de 5 %. Les services de technologie et de l’information (TIC) ont connu une croissance de 19%, les services financiers de 8 % et tandis que l’administration publique a augmenté de 14 %. Les services liés à l’éducation ont augmenté de 5%, tandis que les services de santé ont connu une légère baisse de 1%.

A la 2ème position vient le secteur agricole. Sa contribution au PIB est évaluée à 24%. Bien que 2ème, ce secteur a connu une progression modeste. Le secteur agricole a progressé de 2%.
Cette croissance modeste est principalement due à une baisse de 1% de la production de cultures vivrières, principalement en raison de récoltes moins fructueuses au cours de la saison A. Plus précisément la production de maïs et de haricots a respectivement diminué de 5% et de 1%, par rapport à une augmentation de 30% et de 18% au cours de la même saison en 2024.
La production de cultures d’exportation a en revanche augmenté de 3%, grâce à une hausse de 16 % de la production de café, bien que la production de thé ait diminué de 9 %.
Le secteur industriel vient à la 3ème position avec une contribution de 23% au produit intérieur brut. Les impôts directs nets ont représenté 7 % du total.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































