L’opposant mozambicain, Venancio Mondlane, annonce son retour à Maputo, jeudi prochain. Ceci intervient alors que la crise post-électorale perdure, depuis la proclamation des résultats des élections du 9 octobre.
Ces élections controversées ont été remportées par Daniel Chapo du parti Frelimo, au pouvoir depuis 1975.
L’opposant mozambicain, Venancio Mondlane, qui a dirigé depuis l’étranger des manifestations pour dénoncer la victoire du parti au pouvoir en octobre 2024, a annoncé son retour au pays avant l’investiture du nouveau président, fixée au 15 Janvier.
” Jeudi 9 janvier à 8 h 5 précises, Venancio Mondlane sera à l’aéroport international Mavalane de la capitale Maputo’’, a-t-il précisé lui-même lors d’une vidéo en direct sur Facebook.

L’opposant, âgé de 50 ans, avait quitté le Mozambique aux alentours du 21 octobre, disant craindre pour sa vie après l’assassinat le 19 octobre de deux de ses proches, dont son avocat, en plein centre de Maputo.
Depuis la proclamation des résultats des élections du 9 octobre, il dénonce des fraudes, conteste sa défaite face au candidat du parti au pouvoir, le Front de libération du Mozambique (Frelimo). C’est ainsi qu’il a lancé un vaste mouvement de contestation qui a gagné tout le pays.

Malgré les irrégularités soulevées par nombre d’observateurs, le Conseil constitutionnel a confirmé fin décembre la victoire définitive de Daniel Chapo à la tête du pays, avec 65,17 % des voix contre 24 % pour Venancio Mondlane.
Ce dernier avait alors promis le chaos et appelé à un nouveau soulèvement populaire d’une ampleur inédite si le Conseil constitutionnel validait les résultats officiels.
Deux mois de manifestations, de grèves et de blocages ont coûté la vie à quelque 300 personnes, pour la plupart des manifestants tués à balles réelles par les forces de sécurité, d’après une ONG locale. Les autorités ont, quant à elles, dénoncé pillages et vandalisme pendant les manifestations.

Daniel Chapo doit succéder à Filipe Nyusi, qui achève deux mandats successifs. Le 27 décembre, le nouveau président élu Daniel Chapo avait appelé à la non-violence et l’unité. Il affirmait que plusieurs membres de la police avaient été tués lors des heurts avec les manifestants. Le président sortant a pour sa part appelé au dialogue entre les différentes parties pour sortir de l’impasse.
Des milliers de Mozambicains ont été poussés à l’exil. Le bloc régional, SADC, s’est inquiété dimanche des violences postélectorales et invité les différentes parties au dialogue.
Vital Ndayambaje




































































