Les jeunes de Musanze ne sont pas nombreux à bénéficier de l’éducation sur la santé reproductive au centre des jeunes de Muhoza. Les conséquences sont nombreuses dont les grossesses non désirées et l’infection au VIH/Sida.
Le centre des jeunes de Musanze, situé dans le secteur Muhoza, donne plusieurs services sur la santé reproductive. Joyeuse Uwajeneza de 24 ans, domiciliée dans le secteur Muhoza, déclare y avoir puisé beaucoup d’informations sur la santé reproductive.
« J’ai tout appris en rapport avec mon cycle menstruel, comment me comporter en conséquence, j’ai bénéficié d’un test ADN, de VIH/Sida, d’un examen pour déterminer le groupe sanguin et la manière d’utiliser un préservatif lorsque l’on ne peut pas s’abstenir, » explique Joyeuse Uwajeneza.

Cependant, ils ne sont pas nombreux à profiter de ces services gratuits sur la santé reproductive. « Par mois, nous recevons environ 300 jeunes âgés entre 18 et 30 ans, » précise Jeanine Umunyana, assistante du projet RHIYW (Rwanda Health Initiative for Youth and Women). « Certains ne viennent pas au centre des jeunes, » ajoute Jeanine Umunyana.
La plupart y vont après avoir fait les relations sexuelles. « Souvent les jeunes que nous recevons, viennent après les rapports sexuels non protégés. Ils veulent généralement savoir s’il n’y aurait pas de conséquences néfastes sur leur santé, » révèle Jacqueline Mureshyankwano, infirmière dans ce centre.
L’ignorance sur la santé reproductive, lourde de conséquences
Les conséquences sont nombreuses pour les jeunes de Musanze sans information sur la santé reproductive.

« De nombreuses filles ont des grossesses non désirées. La cause est simple. Elles sont, soit mal informées sur leur cycle menstruel, soit ne savent pas utiliser les préservatifs lorsque l’abstinence devient difficile, » dit Joyeuse Uwajeneza de Muhoza.
« Au niveau de la santé, les conséquences sont également nombreuses car l’on peut attraper les maladies sexuellement transmissibles (MST) comme la blennorragie, la syphilis, … Il y a énormément de risques comme l’infection au VIH/Sida, » lance-t-elle son avertissement.
Pour plus de 95% de cas, la contamination du VIH se fait par voie sexuelle, selon Aimé Ernest Nyirinkindi, de la division VIH/Sida, Infections sexuellement transmissibles (STIs) et Autres infections transmises par le sang (OBBI) du Centre Biomédical du Rwanda (RBC).

Selon les résultats d’une enquête effectuée par RHIA (2018-2019), les infections au VIH sont plus nombreuses chez les personnes de sexe féminin âgées de 10 à 24 ans.
L’on peut éviter le VIH par l’abstinence ou les relations sexuelles protégées. Et pour cela, l’éducation à la santé reproductive devient incontournable.
Gérard Rugambwa



































































