L’avocat rwandais travaillant en France, Richard Gisagara, représentant la partie civile dans le procès de Charles Onana, accusé de négationnisme face au génocide commis contre les Tutsi en 1994, a déclaré qu’il espère voir l’auteur Charles Onana reconnu coupable pour ses propos négationnistes.
Après la clôture des audiences dans le procès de l’auteur franco-camerounais Charles Onana, l’avocat rwandais travaillant en France, Richard Gisagara, est revenu sur le déroulement du procès de Charles Onana et ses attentes dans ce dossier.
Me Richard Gisagara s’est déclaré optimiste quant à la possibilité d’une condamnation de l’auteur franco-Camerounais Charles Onana. Selon Me Gisagara, il y a de fortes chances de voir Charles Onana reconnu coupable.
“Je ne sais pas si j’appellerais cela une chance, mais c’est plutôt parce que nous tenons la vérité, et la vérité va se révéler. La justice existe pour montrer la vérité,” a souligné Richard Gisagara.

“Selon l’explication que nous avons donnée, selon la manière dont les témoins sont venus et le contenu de leurs témoignages, selon d’autres cas qui se sont produits en relation avec la négation du génocide commis contre les Juifs, où les tribunaux ont montré que la négation, de quelque manière que ce soit, devrait être punie, nous avons donc la chance de gagner le procès et de voir Onana reconnu coupable,” a-t-il expliqué.
L’avocat rwandais oeuvrant en France, Richard Gisagara, a toutefois souligné qu’il faut rester vigilant dans ce dossier, et attendre la décision du tribunal.
L’accusé, Charles Onana, est poursuivi pour des propos tenus dans son livre intitulé ” la vérité sur l’opération Turquoise”, paru en 2019.
Dans son livre, Onana a écrit qu’il n’y avait aucun projet de génocide contre les Tutsi et que cela ne s’est pas produit, en disant que le Rwanda a menti au monde. Dans ses écrits, Onana déclare qu’affirmer que le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda a été planifié par le régime hutu, constitue une ” thèse conspirationniste” et même ” l’une des plus grandes escroqueries du XXe siècle”.
Face ces propos jugés négationnistes, des réactions ont suivi. En 2020, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), la Ligue des droits de l’homme (LDH) et Survie, avaient porté plainte. Il faudra attendre la décision du tribunal. Le verdict sera rendu le 9 décembre prochain.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































