Le premier petit réacteur modulaire à usage civil sera opérationnel au Rwanda en 2030. C’est une annonce faite par le Chef de l’Etat, Paul Kagame, lançant les travaux du Sommet sur l’innovation dans le domaine de l’énergie nucléaire en Afrique (NEISA2026).
Le deuxième sommet NEISA 2026 a été inauguré par le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, en présence de la Présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan et du Président du conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbe. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi n’avait pas manqué au rendez-vous.
A cette occasion, le Président Paul Kagame a annoncé que le Rwanda pourra commencer à exploiter l’énergie nucléaire en 2030 après avoir mené à bien la première phase de l’Examen Intégré de l’Infrastructure Nucléaire (INIR).
Rafael Mariano Grossi l’a confirmé en remettant un rapport sur le travail fait durant la première phase. Ainsi le feu vert pour passer à la seconde phase était donné au Rwanda. L’on doit se lancer dans les préparatifs pour la construction d’un centre nucléaire.

Pour le Rwanda, les petits réacteurs modulaires constituent le meilleur choix en raison de leur capacité à être intégrés progressivement.
” L’énergie renouvelable restera nécessaire mais les économies africaines ne peuvent par progresser avec cette énergie seulement,” a souligné le Chef de l’Etat rwandais.
Pour l’Afrique, l’énergie nucléaire est le fondement du développement économique et de la compétitivité. L’expansion de l’Intelligence Artificielle (AI) et l’exploitation des données exigeront de plus en plus d’énergie.
” L’acquisition de l’énergie nucléaire est une voie incontournable si l’on cherche à industrialiser son pays et être compétitif sur le marché,” a souligné Paul Kagame. Elle est plus fiable pour la production industrielle, les infrastructures sanitaires et le traitement des cancers.

L’exploitation de l’énergie nucléaire est rentable, mais l’investissement pour la première et la seconde phase coûtent les yeux de la tête. Il faut des études de faisabilité. L’on doit former les futures ressources humaines, il faut chercher un site, y mener des recherches pour avoir des données sur le sous sol, lorsque les conditions sont bonnes, l’on peut commencer les travaux de construction d’une centrale nucléaire.
Les pays africains doivent travailler ensemble pour avancer rapidement et éviter un coût onéreux dans l’investissement.
La Présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan et le président du conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbe ont manifesté leur engagement à embrasser l’énergie nucléaire.
Le Togo accueillera le prochain sommet NEISA. Ce dernier a été conçu pour faire avancer le projet d’énergie nucléaire sur le continent africain.
Gérard Rugambwa



































































