Le district de Nyamagabe a été très longtemps la cible de beaucoup de fléaux. L’un parmi eux et qui a emporté la vie des gens a été la malaria. Cette information a été confirmée par la vice-maire économique du district de Nyamagabe.
La vice maire Agnès Uwamariya ne cache pas le rôle néfaste de la méconnaissance de la population du district de Nyamagabe dans la prolifération et la propagation des moustiques. Ceux-ci sont de bons vecteurs de la malaria.
La première méconnaissance consiste à héberger les moustiques dans leurs maisons. Aussi dans leur entourage.
” Notre population n’a pas des connaissances suffisantes en matière de lutte contre la malaria. Même les gens éduqués suffisamment, ont quelquefois des connaissances rudimentaires, et c’est pourquoi nous avons invité les experts pour venir nous donner un coup de main’’, a affirmé la vice-maire Agnès Uwamariya.

Lors de la campagne organisée par le ministère de la santé, par le biais du Centre Biomédical du Rwanda (RBC), il a été expliqué que la méconnaissance de la maladie peut être redoutable, voire fatale.
Jeanne Mukamurenzi de Nyamagabe, elle-même, se dit être prête à assimiler ces connaissances.
” Personnellement, je n’avais pas des connaissances en matière de lutte contre la malaria. Aujourd’hui que j’acquière toutes ces connaissances, et avec l’assistance de nos autorités, je pense que nous allons faire quelques progrès” a-t-elle lancé.
” La malaria était un grand fléau pour nous avant la libération de notre pays, mais aujourd’hui avec les autorités qui nous aiment, tout a été arrangé’’, déclare ce vieil homme de 80 ans.

Selon Epaphrodite Habanabakize, chargé de lutte contre la malaria au Centre Biomédical du Rwanda (RBC), la malaria a régressé d’une façon très considérable. Techniquement on évalue cette régression à plus de 10 %.
Les techniques mises en pratique dans ces régions du sud du pays, sont notamment la pulvérisation intra domiciliaire, la formation des agents de santé communautaire, et bien d’autres.
Selon le ministère de la santé, le Rwanda a enregistré des progrès remarquables dans la lutte contre la malaria. Il existe cependant encore des abris de cette maladie redoutable et mortelle comme à Nyamagabe. RBC rappelle aux habitants d’éviter l’eau stagnante tout près des maisons.
Les jardins potagers peuvent aussi constituer des lieux propices pour l’incubation des anophèles. La population est appelée à y attirer beaucoup d’attention.
Vital Ndayambaje




































































