La femme est appelée à préserver l’environnement. Ainsi elle pourra prévenir les effets du changement climatique. Tel est le message de la Sénatrice Adria Umuhire dans le secteur Ruramba à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme.
Ce 8 mars 2022, le district de Nyaruguru se joint au monde entier pour célébrer la journée internationale de la femme. Un accent particulier est mis le changement climatique.
« Des recherches ont prouvé que les effets externes exacerbés par le changement climatique ont des conséquences directes sur la femme, surtout la femme paysanne, » fait remarquer Sénatrice Adria Umuhire. « En outre, dans ses activités quotidiennes, elle peut participer à la dégradation de l’environnement. C’est pourquoi, elle doit contribuer à sa préservation, » déclare Umuhire.
Elle appelle la femme de Nyaruguru à participer activement au développement de la famille d’abord et du pays ensuite.
La sénatrice Adria Umuhire évoque ensuite l’importance de la politique du genre dans l’éducation des enfants. « Nous ne pouvons pas atteindre le développement avec des enfants mal nourris, » montre la Sénatrice Umuhire.

L’égalité des chances favorise le développement durable
Dans son intervention, le maire Emmanuel Murwanashyaka rappelle le bien-fondé de la Journée internationale des femmes. « C’est une bonne occasion de revoir l’importance de l’égalité des chances, » dit le maire Murwanashyaka. « Lorsqu’elle existe entre mari et femme, garçon et fille, elle favorise le développement durable, » explique-t-il.
Alphonsine Mukashyaka est une jeune femme habitant la cellule Rugogwe dans le secteur Ruramba. Pour elle, la politique du genre initiée par le gouvernement rwandais a donné de la valeur non seulement aux femmes mais aussi et surtout aux enfants.
« Aujourd’hui, un homme ne peut pas vendre une vache ou une propriété forestière sans le consentement de son partenaire. Il y a d’abord consultation à la maison. Cela évite le gaspillage du patrimoine familial. La femme en profite et surtout les enfants, » indique Mukashyaka.

Elle témoigne également sur l’utilité des formations sur le genre. Elles sont généralement organisées par les Organisations Non Gouvernementales (ONG).
Maurice Mponimpa, constate aussi que les enfants sont les premiers tirant profit de cet équilibre familial du genre. « Aujourd’hui à la maison, on s’entraide, on gère ensemble le bien commun. Les enfants grandissent dans un environnement paisible, » signale Mbonimpa, père de 4 enfants.
La journée internationale de la femme a été instaurée par les Nations Unies en 1972. Au Rwanda, elle est célébrée pour la 47 eme fois. En cette même journée, 10 couples du secteur Ruramba vivant depuis longtemps en concubinage, en profitent pour régulariser leur mariage.
Domice Gasarabwe




































































