Le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) suspend le Mali suite au coup d’Etat militaire organisé le 18 août dernier.
Le CPF, organe chargé de la préparation et du suivi du sommet, a pris la décision de suspendre le Mali de l’OIF suite à l’initiative des militaires de s’emparer du pouvoir. Toutefois, la coopération en faveur de la population civile et la transition vers la démocratie seront maintenues.
« Cette remise en cause de l’ordre institutionnel n’est pas acceptable pour la Communauté francophone, attachée aux principes de la démocratie et de l’Etat de droit, » a déclaré Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’OIF.
« La Francophonie condamne toute prise de pouvoir par la violence, les armes ou tout autre moyen illégal conformément aux dispositions de la déclaration de Bamako du 03 novembre 2000, » a-t-elle rappelé.
Louise Mushikiwabo est en contact avec toutes les parties et reste très mobilisée sur la question du Mali, selon Vanessa Lamothe, Conseillère stratégique de la Secrétaire générale de l’OIF. Une délégation de haut niveau sera envoyée prochainement dans la capitale malienne pour un dialogue visant une sortie de crise.
La décision de suspendre le Mali de l’OIF est intervenue suite à l’échec des pourparlers entre la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les Chefs militaires sur un calendrier de retour du Mali à la démocratie. L’Organisation régionale souhaite un court délai pour la transition au moment où les hommes en uniforme voudraient une période de deux à trois ans pour préparer le retour à la démocratie.
Par contre la junte au pouvoir a vite accepté la demande de la CEDEAO de libérer l’ex président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) et le premier ministre, Boubou Cissé.
Gérard Rugambwa




































































