Les bousiers et les papillons servent d’indicateurs de changement climatique dans le Parc National d’Akagera. Le comportement de ces insectes permet aux gestionnaires de prendre des mesures qu’il faut.
Chaque mois, le Parc mène des enquêtes pour découvrir la diversité, l’abondance et les préférences alimentaires des papillons et des bousiers.
Les bousiers et les papillons permettent dans le parc de connaître les conditions sanitaires. Ils donnent également des indications sur la qualité du sol, la biodiversité, et la santé de l’écosystème. Un suivi régulier est fait trimestriellement pour voir les différentes variations du comportement de ces insectes. En général, ils donnent des indications sur le changement climatique.

” Il a été constaté que pendant la saison pluvieuse, les bousiers et les papillons sont abondants, mais lors des temps extrêmes, le nombre de ces insectes diminue,” déclare Jean Paul Karinganire, directeur de financement et des rapports du Parc National d’Akagera.
” Lorsque le temps est en voie de changer, ces insectes donnent des indications. Ce qui permet de prendre des décisions adéquates dans la gestion du Parc,” ajoute Karinganire.
Les papillons sont un indicateur clé de la santé environnementale, et une surveillance à long terme peut informer les gestionnaires du parc des changements potentiels dans la qualité de l’habitat ou le climat si des changements dans la richesse et l’abondance des espèces de papillons sont détectés.

Le département Conservation et Recherche surveille les papillons sur six sites permanents à travers le parc: Birengero, Mihindi, Mutumba, Nyungwe, Ruzizi et le siège du parc.
La base de données sur les papillons a été mise à jour et compte désormais 179 espèces déjà identifiées. Elles appartiennent à 75 genres observées dans le parc lors de l’enquête d’octobre. La famille Nyamphalidae est la plus représentée.
Les bousiers, indicateurs de la santé de l’écosystème
Les bousiers se nourissent exclusivement d’excréments des mammifères. Ils y construisent leurs nids, contribuant ainsi au cycle des nutriments, à la santé des sols et même à la lutte contre les parasites.

En surveillant ces espèces sentinelles, le parc peut évaluer la santé globale de l’écosystème et détecter tout signe précoce de changement ou de déséquilibre.
La richesse et l’abondance des espèces sur les sites d’étude sont influencées par le type d’habitat, la structure de la végétation et la disponibilité des plantes nourricières, la disponibilité en eau, l’altitude et les conditions météorologiques.
Diverses autres études sur les insectes sont en cours dans le parc national d’Akagera, notamment sur les moustiques. Ils visent à approfondir les connaissances sur la biodiversité et la santé de l’écosystème d’Akagera. Le but ultime est de proposer des interventions de gestion adaptées et efficaces.
Gérard Rugambwa



































































