Au cours d’une conférence de presse organisée par le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale ce mardi 31 juin, Dr Vincent Biruta a déclaré que le Rwanda a le droit de se défendre au cas où il est agressé.
Pour la première fois, le gouvernement rwandais, par le biais de son ministre des affaires étrangères et de la coopération, Dr Vincent Biruta, a organisé une conférence de presse sur le conflit sévissant en République Démocratique du Congo (RDC) entre l’armée congolaise, FARDC et le groupe armé, M23.
Selon Dr Vincent Biruta, c’est un conflit interne entre Congolais. Le Rwanda n’y est pas du tout engagé. « Le Rwanda ne peut pas envoyer deux sous-officiers pour attaquer un pays comme la RDC, » a-t-il déclaré. « Il n’y a aucun militaire rwandais sur le territoire congolais, » a-t-il dit.
Le ministre Vincent Biruta a rappelé toutes les actions congolaises initiées pour provoquer le Rwanda. A chaque fois le gouvernement rwandais a contacté la partie congolaise pour demander des explications. « Aucune promesse n’a été obtenue sur l’arrêt de ces provocations, » a révélé Dr Vincent Biruta.
« Nous avons la responsabilité de protéger notre population en cas d’agression extérieure. Et nous le ferons si les provocations se poursuivent, » a averti Vincent Biruta. « Les moyens, ne les avons, » a-t-il ajouté.
Il a montré que le Rwanda ne se trouve pas dans une logique de guerre. Il prépare deux rencontres internationales. La première est organisée par l’Union Internationale de Télécommunication du 06 au 16 juin 2022. La seconde c’est CHOGM 2022 du 20 au 26 juin 2022.
Les pays de la région engagés à combattre tous les groupes armés
Dr Vincent Biruta a expliqué que les pays de la région avaient décidé ensemble de classer en deux catégories les groupes armés, plus de 130, se trouvant sur le sol congolais.
Le premier groupe est constitué des Congolais. Ils devaient entrer en pourparlers avec le gouvernement congolais. Le second est constitué par des étrangers. Ils devaient être désarmés et rapatriés dans leur pays d’origine. « Le Rwanda était prêt à recevoir FDLR et les autres groupes, » a attesté le ministre Biruta.
Après, la RDC a lancé les pourparlers de Nairobi en excluant M23. Les pays de la région s’étaient convenus de lutter ensemble contre le groupe armé qui refuserait de respecter les décisions de Nairobi.
Le respect des mesures de Nairobi devait conduire à l’éradication des groupes armés dans la sous-région.
L’insécurité actuelle trouve ses racines en 1994
Après le génocide contre les Tutsi de 1994, les forces génocidaires se sont réfugiées en RDC (Ex Zaïre). Elles n’ont jamais été désarmées. Elles ont poursuivi leurs tentatives de déstabiliser le Rwanda depuis lors. Elles continuent à propager l’idéologie génocidaire.
Aujourd’hui FDLR travaille avec FARDC. Ils tiennent des réunions ensemble, ils portent l’uniforme des militaires congolais. Ils mènent des opérations contre M23 avec les troupes de MONUSCO.
L’on constate ces derniers jours des messages d’incitation à la haine contre le Rwanda. La population civile a été invitée en RDC à prendre des machettes pour protéger leur pays contre l’« envahisseur ».
La communauté internationale a été prévenue des risques d’un autre génocide à travers une rencontre avec les diplomates accrédités à Kigali.
Gérard Rugambwa




































































