Les Chefs d’Etat congolais et rwandais, respectivement Félix Tshisekedi et Paul Kagame, avec la facilitation du Président angolais, Joao Lourenço, ont jugé nécessaire l’instauration d’un climat de confiance entre les Etats de la région au cours de leurs pourparlers à Luanda ce mercredi 06 juin 2022.
Lors du Sommet tripartite de Luanda, les trois Chefs d’Etats se sont convenus d’instaurer un climat de confiance entre les Etats de la région. Ils ont par ailleurs décidé de créer les conditions optimales de dialogue et de concertation politique pour résoudre la crise sécuritaire actuelle dans la région du Nord Kivu.
Afin de s’assurer que la menace à la sécurité cesse complètement, il est envisagé de vaincre les groupes armés FDLR et ses dissidents (CNRD-FLN, RUD-Urunana, FPPH-Abajyarugamba). Ceux-ci sont à l’origine des tensions entre le Rwanda et la RDC. De surcroit, ils jouent un rôle majeur dans l’insécurité de la RDC.

L’idéal ci-haut mentionné devra faire face à de nombreux défis.
Le Sommet de Nairobi pour stabiliser la RDC n’a pas encore été suivi d’effet escompté. Tous les groupes armés étrangers se trouvant sur le territoire congolais devaient être désarmés. Ensuite devrait suivre leur rapatriement dans leurs pays d’origine respectifs.
Le Rwanda n’a aucun argument contre cette décision prise à Nairobi pour stabiliser la RDC et de surcroit garantir la sécurité rwandaise. L’Etat rwandais a toujours reçu à bras ouverts ses enfants rentrant au bercail. Ils passent par un processus de démobilisation et de réintégration s’ils ne sont pas des civils. Nombreux sont ceux qui ont refait leur vie et qui vivent paisiblement dans leur pays.

Du côté congolais, ils se servent des FDLR pour combattre M23. Selon l’ONU, les FDLR seraient responsables de l’insécurité et de l’instabilité à l’Est de la RDC. Ils commettraient des pillages, des viols, tueries, enlèvement et utilisation des enfants soldats. De ce fait, ils ont été qualifiés de terroristes. De plus, certains de leurs responsables ont commis des forfaits au Rwanda en 1994 pendant le génocide perpétré contre les Tutsi.
Pour le moment, il y a une alliance entre les FDLR et les FARDC. Ils organisent des opérations ensemble portant le même uniforme.

Dès lors deux questions se posent. Les FARDC vont-elles se défaire de leurs acolytes ? Si la réponse est négative, la Force militaire de la Communauté de l’Afrique de l’Est censée se rendre dans la région de Kivu pour des opérations de désarmement des groupes armés dont les FDLR pourra-t-elle les démasquer et les séparer de l’armée congolaise ? Aura-t-elle cette compétence ?
Face à cette situation, il ne sera pas aisé d’annihiler la menace de sécurité dans la région. Par conséquent, l’instauration d’un climat de confiance recherchée pourrait rester lettre morte.
Néanmoins, il est essentiel d’avoir repris le dialogue. L’important c’est de rester dans cette logique.
Gérard Rugambwa




































































