Les réfugiés congolais vivant au Rwanda dans les camps de Mahama et Kigeme ont sollicité des sanctions contre l’ancien porte parole des Forces Armées de la RDC (FARDC), le général Sylvain Ekenge pour ses propos divisionnistes.
Les réfugiés congolais vivant dans les camps de Mahama, district de Kirehe, Province de l’Est et Kigeme du district de Nyamagabe, Province du Sud, ont organisé des manifestations simultanées ce 1 er janvier 2026. Ils ont demandé que justice soit rendue suite aux propos divisionnistes récemment prononcés par le général congolais Sylvain Ekenge.

Tafauti Murashi du camp de Mahama a souligné que les propos du général Ekenge témoigent d’un plan de longue date du gouvernement congolais contre les Tutsi. Il a saisi cette occasion pour solliciter des sanctions contre le général congolais par la communauté internationale.
“Les propos d’Ekenge prouvent que ces actes de violence étaient planifiés par le gouvernement congolais. Nous demandons à la communauté internationale d’agir pour que justice soit rendue. Le fait qu’ Ekenge soit limogé ne suffit pas. Il aurait dû être traduit en justice. Nous demandons à la communauté internationale d’infliger des sanctions contre Ekenge,” a déclaré Murashi.
Chantal Umutoni Rutazarira, également du camp de Mahama, a alerté la communauté internationale contre le risque d’un génocide contre les Tutsi congolais.

“Nous avons organisé ces manifestations pour alerter la communauté internationale sur l’injustice et la discrimination dont nous sommes victimes. Les propos d’Ekenge incitent à tuer des Tutsi congolais. Ils mènent au génocide. Il est surprenant que ce soit le gouvernement congolais qui fasse ces déclarations. Nous invitons la communauté internationale à agir,” a déclaré Chantal Umutoni Rutazarira du camp de Mahama.
Selon elle, il se fait remarquer qu’il n’existe aucune loi au Congo pour protéger une femme tutsi victime de la discrimination entraînant au viol.
Ces manifestations des réfugiés congolais vivant au Rwanda font suite aux récentes déclarations du général congolais selon lesquelles épouser une femme tutsi exige de la prudence car ce serait un des stratagèmes pour porter un coup fatal à la RDC. Selon Ekenge, la “perfidie” consiste à épouser une femme tutsi.

Cette déclaration jugée de haine, a été dénoncée par le gouvernement rwandais. Le ministre de l’unité nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE), Dr. Jean Damascène Bizimana, a souligné que les propos du général congolais Sylvain Ekenge rappellent bien les déclarations publiées il y a quelques années par des négationnistes et racistes tels que le français Pierre Péan et le professeur belge Filip Reyntjens.
Cette réaction du ministre rwandais de l’unité nationale et de l’engagement civique et d’autres voix ont été suivies par une suspension du porte parole des FARDC, Sylvain Ekenge de ses fonctions. Selon l’Etat-major général des FARDC, les propos discriminatoires de leur porte-parole visant les Tutsi ne reflètent pas la position officielle de l’armée congolaise.
Kayitankore Dieudonné Dodos



































































