Le directeur général de l’office rwandais des forêts, Dr Concorde Nsengumuremyi, a déclaré que le Rwanda prévoit une plantation de 63 millions d’arbres indigènes et exotiques pour pouvoir vendre des crédits carbone sur le marché du carbone.
Ces arbres serviront à atténuer le changement climatique et renforcer la résilience aux conditions météorologiques extrêmes. Selon Dr Concorde Nsengumuremyi, ces arbres seront plantés au cours de la saison de plantation 2023-2024. Il est aussi revenu sur leur potentiel.
” Les arbres seront plantés au cours de la saison de plantation d’arbres 2023/24, d’octobre à début décembre de cette année. Ces arbres indigènes ont un potentiel pour le marché du carbone du pays,” a fait savoir Dr Nsengumuremyi.
Un crédit carbone est une unité équivalente à une tonne de gaz carbonique évitée ou séquestrée. Par exemple, un projet de plantation d’arbres qui permettra de séquestrer 10000 tonnes de CO2 pourrait donner lieu à l’attribution de 10000 crédits carbone s’il respecte les critères nécessaires.

Dr Concorde Nsengumuremyi a fait savoir que le Rwanda plantera 4,9 millions d’arbres fruitiers, 6,7 millions d’arbres ornementaux, 273.590 bambous, 34,2 millions d’agroforestiers et 16,5 millions d’arbres en général pour différents usages. Ces arbres devraient également résister aux périodes de sécheresse et réduire l’érosion des sols.
En outre, 3,4 millions et 2,2 millions d’arbres seront plantés respectivement dans les districts de Nyagatare et Rulindo. Les autres districts prioritaires sont ceux où il y a eu peu d’interventions forestières. Il s’agit des districts de Nyabihu, Nyamagabe, Nyamasheke, Nyanza, Nyarugenge, Nyaruguru, Rubavu, Ruhango, Rulindo, Rusizi, Rutsiro et Rwamagana . Le plan montre que de nouvelles forêts seront plantées sur 2.500 hectares.
Une plante est considérée comme indigène dans une région si elle y est naturellement présente sans influence humaine. Les plantes exotiques, quant à elles, sont des plantes introduites depuis d’autres régions et qui nécessitent souvent des soins pour prospérer.
Selon les experts, les marchés du carbone ont le potentiel de devenir la prochaine plus grande exportation du continent africain. Ils garantiront à la fois la préservation et la restauration de l’environnement, tout en attirant des niveaux substantiels de nouveaux financements climatiques.
Le plan d’action climatique sur 10 ans du Rwanda vise à réduire un total estimé de 4,6 millions de tonnes d’émissions de carbone d’ici 2030. Cette réduction représente une diminution de 38 %, obtenue grâce à diverses interventions, notamment celles du secteur forestier.
Kayitankore Dieudonné Dodos



































































