Le bien-être des adolescents et des jeunes a fait objet ce mardi d’une réunion consultative sur l’engagement ministériel de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe sur cette question. Elle s’est tenue à Kigali sous les auspices de l’UNESCO.
En procédant à l’ouverture de cette réunion, le secrétaire général de la Commission nationale rwandaise pour l’UNESCO (CNRU), Albert Mutesa, a déclaré qu’il faut continuer à investir dans une éducation sexuelle de qualité, fondée sur des données probantes et transformatrices sur le plan du genre.
” Cette éducation doit être adaptée à l’âge et à la culture, à la fois à l’école et en dehors. Elle doit couvrir un large éventail de sujets critiques sur les valeurs, le corps humain, les relations, la sécurité, le consentement, le genre, la santé et le bien-être’’, a-t-il souligné.

Il a ajouté que cet investissement permettra aux adolescents et aux jeunes d’acquérir des connaissances, des compétences, des attitudes et des valeurs qui leur permettront de prendre conscience de leur santé, de leur bien-être et de leur dignité.
Ces attitudes, a-t-il dit, permettront de développer des relations sociales et sexuelles respectueuses, de réfléchir à la manière dont leurs choix affectent leur propre bien-être et celui des autres, et de comprendre et de protéger leurs droits tout au long de leur vie.
De son côté, Dr. Aline Uwimana, chargée de la santé de l’enfant et de la mère au Centre biomédical du Rwanda (RBC), a insisté sur le fait de faciliter l’accès à l’information sexuelle aux jeunes adolescents.

” Ces jeunes adolescents doivent tout le temps être tenus informés sur la santé sexuelle et reproductive et des changements physiologiques de leurs corps lors de la puberté. Le manque d’informations fiables les induit souvent en erreur avec toutes les conséquences que cela suppose’’, a-t-elle déclaré.
Dans son exposé, Dr. Ben Alexandre Mpozembizi, travaillant pour l’UNESCO, a déclaré qu’il est grand temps de s’attaquer aux facteurs structurels qui augmentent la vulnérabilité des adolescents et des jeunes et leur risque de contracter le VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles, ou alors d’avoir des grossesses non désirées.
” Ces facteurs sont les inégalités entre les sexes, la violence liée au sexe, la pauvreté, le changement climatique, la stigmatisation et la discrimination’’, a-t-il déclaré.

Dr. Alexandre Mpozembizi a également évoqué d’autres facteurs pouvant constituer les obstacles juridiques, politiques et sociaux à l’accès aux services de santé, aux services de protection sociale et à l’éducation.
Lors de cette réunion, il a été rappelé qu’en date du 6 décembre 2021, les ministres de l’éducation, de la santé, du genre et de la jeunesse d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe se sont réunis à Durban, en Afrique du Sud, pour tabler sur cette question et donner des recommandations.
Ces ministres ont réaffirmé leur vision du soutien à apporter aux adolescents et aux jeunes Africains pour qu’ils deviennent des citoyens continentaux et mondiaux éduqués, en bonne santé, résilients et socialement responsables.

Ils ont également souligné que la reconnaissance de l’équité entre les sexes dans l’accès et la participation à un enseignement primaire et secondaire de qualité, en particulier pour les adolescents et les jeunes défavorisés, est une stratégie efficace pour prévenir les nouvelles infections sexuellement transmissibles, les grossesses précoces et non désirées, l’inégalité entre les sexes et la violence basée sur le genre.
Vital Ndayambaje




































































