Le ministère de l’éducation prépare les écoles rwandaises à entrer dans une révolution technologique avec l’usage de l’Intelligence Artificielle à partir de l’année scolaire 2025-2026.
Lors du Sommet sur l’Intelligence Artificielle (IA) consacré à l’avenir de l’éducation et du travail en Afrique (FEWA), le ministre de l’éducation, Joseph Nsengimana, a annoncé le lancement de l’Intelligence Artificielle dans les écoles rwandaises en septembre prochain. Rien ne sera plus comme avant.
” L’Intelligence Artificielle (IA) peut aider les enseignants à mieux enseigner, les élèves à apprendre plus vite et les employeurs à recruter plus intelligemment,” a-t-il indiqué.
” Elle peut apporter un apprentissage personnalisé dans tous les coins du continent, même dans les salles de classe aux ressources limitées,” a-t-il souligné combien elle vient faciliter l’inclusion.

Dans tout le système de l’éducation, l’on devra adapter les méthodes d’enseignement et le système d’évaluation aux nouvelles conditions d’apprentissage. Les questions de mémoire devront céder leur place à la compréhension, à l’application, à l’analyse, à l’évaluation et à la synthèse, selon le niveau d’apprentissage.
Le cheminement vers la mise en place d’un écosystème d’apprentissage prêt pour l’IA est guidé par la Vision 2050 et la Stratégie Nationale de Transformation 2024-2029 (NST2).
Les enseignants, une priorité dans les préparatifs
Selon le ministre Nsengimana, les préparatifs pour l’entrée des écoles dans cette révolution technologique sont en cours. Les enseignants ont été les premiers à être mis dans le bain.
” Le Rwanda a lancé une formation nationale à l’IA pour les enseignants, leur permettant d’acquérir des connaissances fondamentales sur le fonctionnement de l’IA et sur la manière dont elle peut améliorer l’enseignement en classe,” a révélé Joseph Nsengimana.
A l’heure qu’il est, 150 enseignants, c’est-à-dire 5 par district, ont déjà bénéficié d’une formation des formateurs. Ils doivent à leur tour former les autres de leur entité administrative. Seront préparés ensuite les apprenants.

Il faut également signaler le besoin des ordinateurs dans toutes les classes et des programmes de l’IA adaptés dans l’apprentissage. En collaboration avec le ministère des TIC et de l’innovation, le ministère de l’éducation devra mettre à la disposition des écoles tout ce matériel.
Le Rwanda sait où il veut aller
D’ici 2035, le Rwanda vise un statut de pays à revenu intermédiaire. Pour 2050, l’on cherche à atteindre un pays à revenu élevé. L’introduction de l’IA dans le système éducatif rwandais ne vise pas à créer des chômeurs. Elle vient plutôt pour augmenter les opportunités d’emplois.
L’adoption de l’IA n’a pas l’objectif de remplacer l’enseignant mais plutôt de lui faciliter la tâche, avec la possibilité de l’aider dans les classes nombreuses.
La deuxième Stratégie Nationale de Transformation (NST2) prévoit la création de 250 nouveaux emplois chaque année. L’acquisition des compétences pour une compétitivité sur le marché d’emploi sera poursuivie en mettant un accent notamment sur la science et la technologie.
Faut-il rappeler que l’objectif global du gouvernement rwandais est de réduire la pauvreté et, par conséquent, d’améliorer le bien-être de sa population.
Gérard Rugambwa




































































