Le ministre de l’administration locale, Jean-Claude Musabyimana, vient d’interdire 43 sectes religieuses qui opéraient sans licence et dans des conditions inadéquates. Ceci ressort d’une lettre qu’il a adressée jeudi 22 août à tous les districts.
Suite à la recrudescence des sectes religieuses opérant sans licence, sans statuts et personnalité juridique, le gouvernement rwandais a pris la décision d’en fermer 43. Il a demandé instamment aux autres de se conformer aux normes requises.
D’emblée, 43 sectes se sont vues obliger de fermer les portes.
Selon l’inspection menée par les instances compétentes, ces sectes religieuses n’ont pas de personnalité juridique ou de statut, a déclaré le ministre de l’administration locale, Jean Claude Musabyimana, dans une interview accordée à la radio nationale.
Cette interdiction s’inscrit dans le cadre d’une évaluation nationale des organisations confessionnelles par l’office rwandais de la gouvernance (RGB). Suite à cette évaluation, plus de 5.600 églises et mosquées ont été fermées depuis le début du mois d’août pour ”non-conformité” avec les normes établies, a déclaré le ministre Musabyimana.

Ces normes portent notamment sur les questions doctrinales et éthiques, les bâtiments et la sécurité, ainsi que sur les qualifications des responsables d’églises.
Le 14 août, lors de la prestation de serment des membres de la chambre basse du parlement, le président Paul Kagame avait chargé les nouveaux députés au parlement rwandais et d’autres hauts responsables du pays de s’attaquer aux problèmes de désordre dans les organisations confessionnelles.
Le président Kagame s’est demandé comment le Rwanda pouvait avoir autant d’églises, soulignant que certaines d’entre elles avaient été créées pour soutirer de l’argent à des adeptes non clairvoyants.
Selon son mot d’ordre, des changements radicaux doivent s’opérer dans ce domaine, et au plus vite.
Vital Ndayambaje



































































