En mars 2022, le Rwanda a lancé le Forum Ouvert de Technologies agricoles (OFAB-Rwanda). Un pas pareil n’a été posé que par 10 pays africains pour le moment. Parmi eux se trouvent 4 de l’Afrique de l’Est à savoir le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et bien sûr le Rwanda.
Chez William Ruto, le cabinet vient d’annuler la décision du 08 novembre 2012. Elle interdisait la culture des plantes génétiquement modifiées en plein air. L’importation des cultures vivrières et aliments pour animaux produits grâce à des innovations biotechnologiques n’étaient pas non plus autorisées.
Au Rwanda, la recherche sur la biotechnologie agricole est en cours. Elle se fait sur un espace protégé, sécurisé. L’accès est interdit à des personnes étrangères au service.
Pour le moment, les produits génétiquement modifiés ne se trouvent pas sur le marché, selon Dr Athanase Nduwumuremyi, chargé du Programme Racines et Tubercules, à l’Office rwandais de développement de l’agriculture et des ressources animales (RAB).

La biotechnologie agricole n’est pas interdite mais non plus n’est pas autorisée. “Il n’existe pas encore de loi régissant la biotechnologie au Rwanda,” affirme Dr Athanase Nduwumuremyi, qui assume aussi la coordination de OFAB-Rwanda.
“La promulgation d’une loi sur les organismes génétiquement modifiés (GMO) nous permettrait de lancer la vulgarisation de nouvelles semences résistant aux maladies. Ainsi la production agricole pourrait augmenter,” dit-il.
Effets des pesticides et des engrais chimiques sur l’environnement
Pour augmenter la production, le Rwanda, comme la plupart de pays africains, font usage des pesticides et des engrais chimiques.
Cependant un rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) intitulé “Effets des pesticides et des engrais sur l’environnement et la santé et solutions envisageables pour les réduire au minimum” est sans équivoque. L’utilisation des pesticides a des effets néfastes sur la biodiversité.
Les pesticides présentent des conséquences sur la santé humaine. “Les pesticides sont à l’origine de près de 385 millions de cas d’intoxication accidentelle non mortelle par an, et d’environ 11.000 décès. En outre, on recense chaque année 1 à 2 millions de cas d’auto-empoisonnement provoquant environ 168 000 décès,” lit-on dans ledit rapport.

Il signale l’existence d’un lien entre l’exposition professionnelle ou résidentielle à des pesticides en général et la survenue des cancers et des effets sur les systèmes neurologique, immunologique et reproductif.
En revanche, la plupart d’informations rassemblées jusqu’à présent sur les résidus de pesticides dans les aliments semblent indiquer que les risques alimentaires liés aux pesticides sont faibles.
GMO, une voie pour lutter contre la famine
Un article publié sur le site web des Nations Unies,”la Biotechnologie-Une solution pour la faim?” révèle que la biotechnologie permet d’augmenter la production agricole sans détériorer l’environnement.
L’utilisation des cultures OGM à haut rendement, résistant aux maladies et aux insectes ravageurs aura des conséquences directes sur l’amélioration de la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la conservation de l’environnement.
Les cultures OGM produiront de meilleurs rendements et utiliseront moins de terres, ce qui pourra augmenter la productivité globale et offrir aux pays en développement un moyen de répondre à leurs besoins et de réduire la faim dans le monde.
Pour un pays comme le Rwanda où la démographie est galopante, il importe de maximiser la production par unité de terre cultivable avec l’usage des OGM. Pour cela, une loi y relative s’avère nécessaire.
Gérard Rugambwa




































































