Environ quatre mois après la réorganisation du transport en commun dans la ville de Kigali, les citadins sont de plus en plus attirés par ce mode de déplacement.
Depuis que Ecofleet organise le transport dans la capitale, 220.000 personnes par jour se déplacent en bus dans la ville de Kigali. Les passagers dans le transport en commun s’élevaient entre 170.000 et 180.000 par jour avant la création de cette compagnie mise en place par le ministère de l’infrastructure, selon Aubin Rukera, directeur général de Ecofleet.

Pour le secrétaire de l’Etat au ministère de l’infrastructure, Jean de Dieu Uwihanganye, c’est un succès. Et le gouvernement désire continuer à améliorer la qualité du service pour arriver à faire du transport en commun le premier choix de la population.
L’intérêt que la population manifeste de plus en plus pour le transport en commun devrait continuer à augmenter. L’Etat est à l’oeuvre pour ne pas replonger le pays dans la situation d’avant décembre 2025.
Pour éviter une ”rechute” de cet attrait de la population pour les bus, 50 autres vont être introduits sur les différents itinéraires de Kigali.

Avec la crise énergétique, le gouvernement a évité la hausse du prix du mazout à la pompe pour stabiliser le coût du transport des biens et des personnes. Et ainsi pouvoir contenir l’inflation. Le gouvernement a dû débourser 30 milliards de francs rwandais pour subventionner ce produit pétrolier devenu très cher sur le marché international. Il faut cependant ajouter que les bus constituent également une réponse au problème d’embouteillage. Il y aura moins de voitures sur les routes de Kigali. L’élargissement des routes et la construction des autres ne sont pas des mesures qui peuvent suffire. Il y a des limites dues au besoin de plus en plus croissant des propriétés foncières.
Par ailleurs, les bus ne vont plus partager la même voie avec le reste des véhicules. Cela permettra aux chauffeurs d’appuyer davantage sur l’accélérateur.

L’on espère que les bus seront plus attrayants encore pour la population urbaine. Les prévisions montrent que 60.000 passagers de plus pourraient adopter le transport en commun avant la fin de l’année.
L’emprunt des bus, moins chers, ou alors des voitures électriques dans le cas échéant, pourrait favoriser l’épargne des ménages, faciliter la poursuite des investissements et par conséquent la croissance de l’économie dans un contexte de crise mondiale énergétique. La haute sphère serait prête à jouer le rôle de pionnier pour le reste de la population.
Gérard Rugambwa



































































