La commission PAC de la chambre basse du parlement a reçu les autorités de l’agence rwandaise de l’eau, assainissement et hygiène (WASAC), à la deuxième journée des auditions publiques sur la gestion des finances de l’Etat. Certaines explications n’ont pas satisfait les parlementaires.
Parmi les questions posées aux représentants de WASAC, se trouve le non-respect de l’arrêté ministériel portant réglementation des marchés publics dans le processus de passation des marchés. Les membres du parlement ont demandé pourquoi ces démarches ne sont pas respectées.

“Comme l’ont indiqué mes collègues, j’espère que vous venez encore une fois ici apprendre? S’il vous plaît éviter vos interpretations erronées de la loi, sous prétexte qu’elle est faible”, a dit Valens Muhakwa, président de la commission parlementaire des comptes publics (PAC).
“Nous savons tous que la révision de la loi portant réglementation des marchés publics est en cours, mais cela ne vous donne aucune autorité d’ignorer la loi en vigueur,” a-t-il souligné.
Les questions posées par les parlementaires aux représentants de WASAC avaient pour référence des descentes qu’ils ont effectuées. Il y avait même le rapport annuel de l’auditeur général de finances de l’Etat de 2021.
Ce rapport a montré les défis managériaux de certains projets. Cela affecte l’exécution de la planification que s’est fixée le gouvernement rwandais dans le programme national de développement NST1. L’accès à l’eau potable, assainissement et hygiène restent parmi les défis à relever car il y a encore un long chemin à parcourir pour y arriver.
WASAC relance la balle aux législateurs…

L’accès à l’eau potable était à 87,6 % et le gouvernement s’était fixé d’atteindre 100% en 2024. Il reste un rêve irréalisable au niveau de l’administration de WASAC, estiment les députés membres de PAC.
La Commission PAC a également demandé des précisions sur les raisons de retarder le projet de construction du système de canalisation pour la ville de Kigali.
De son côté, l’auditeur général de finances de l’Etat, Alexis Kamuhire, a demandé les raisons pouvant justifier le retard du projet “WASAC Rwanda Sustainable Water Supply and Sanitation Program (RSWSSP) qui, depuis 2017 n’a pas encore donné des fruits concrets.
“C’est vraiment dommage qu’aujourd’hui le projet pouvant aider à résoudre le problème du manque d’eau dans certains quartiers est toujours en retard alors que dans le rapport de 2020-2021 l’exécution était à 19%,” a ajouté l’auditeur général
Un autre projet qui a fait polémique est celui de “Kigali Centralized Sewerage System”. Il était à un coût élevé de 96 millions d’Euros. Il figure même parmi les objectifs du programme national NST1.

Le bureau de l’auditeur général des finances de l’Etat a montré que ce projet avait commencé en février 2018 pour être à son terme en décembre 2021. Ce délai fixé a été prolongé jusqu’en juin 2023.
Sur presque tous les projets en retard sur les prévisions, la directrice générale de WASAC, Gisele Umuhumuza, a répondu qu’ils ont fait face à l’insuffisance du budget pour les réaliser.
Elle a tout de même promis à la commission et à l’auditeur général des finances de l’Etat que les remarques données seront prises en compte.
“Nous sommes très reconnaissants pour les conseils qui vont continuer à nous accompagner. Nous vous assurons que d’ici 2025 nous aurons mis tout en ordre commis prévu,” a promis Umuhumuza.
Cette audience sur la gestion des finances de l’Etat vise à promouvoir la transparence dans les institutions gouvernementales.
Florent Ndutiye




































































