Le président américain Donald Trump a annoncé, ce mercredi 9 juillet, la rencontre prochaine, à la Maison Blanche, des présidents rwandais Paul Kagame et congolais Félix Tshisekedi. Ce sera, a-t-il dit, pour la signature de l’accord final.
Le président du Rwanda Paul Kagame et celui de la RDC Félix Tshisekedi sont attendus dans 2 semaines à Washington où ils doivent être reçus par le président américain Donald Trump.
Selon le président américain, cette rencontre à la Maison Blanche aura pour objectif de finaliser le processus de paix entre les 2 pays.
Cela fait suite à l’étape de la signature de l’accord de paix au niveau ministériel en présence de Marco Rubio, Secrétaire d’Etat américain. C’était en date du 27 juin dernier.
“Ils sont en guerre depuis 30 ans. Ça a été une lutte longue et brutale. Nous sommes très heureux d’avoir pu résoudre ce problème. Je pense que, dans les deux prochaines semaines, les dirigeants des deux pays viendront pour signer l’accord final”, a révélé le président américain Donald Trump.

Il a dit espérer que les différentes parties prenantes vont bel et bien appliquer cet accord de paix.
“Comme vous le savez, nous avions les ministres des Affaires étrangères la semaine dernière. Mais nous allons signer la fin de cette horrible guerre de 30 ans. Elle a duré très longtemps. J’en ai lu, j’en ai entendu parler, et c’était une guerre brutale. C’était une guerre terrible. Je veux remercier notre excellent conseiller principal pour l’Afrique, Il a été très impliqué dans ce règlement. La plupart de gens pensaient que c’était impossible. Mais il reste encore beaucoup à faire”, a ajouté le président américain Donald Trump.
La signature de l’accord est une chose mais sa mise en application en est une autre. Le défi majeur reste donc la mise en œuvre de cet accord de paix.
Accord de paix : optimisme prudent
Le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a exprimé un optimisme prudent. Il a souligné toutefois que le Rwanda reste déterminé à respecter sa part de l’accord.
S’exprimant lors de la ‘’Rwanda Convention 2025’’, qui s’est tenue au Texas, aux Etats-Unis, du 4 au 6 juillet, Olivier Nduhungirehe a donné de l’importance à cet accord, qui vise à apaiser les tensions persistantes dans la région des Grands Lacs.
Il a rappelé que l’accord de paix, négocié à Washington avec le soutien des Etats-Unis, est global et couvre les volets politique, sécuritaire, économique et humanitaire.

” Nous sommes optimistes parce que ces trois aspects sont pris en compte. Cependant, nous restons prudemment optimistes car nous avons déjà l’expérience avec la RDC, de signer des accords sans les mettre en œuvre’’, a-t-il souligné.
Il a insisté sur le fait que les préoccupations sécuritaires du Rwanda, en particulier la menace que représentent les FDLR, une force génocidaire, sont au cœur de l’accord.
” Nous avons décidé ensemble de faire en sorte que ce mouvement, FDLR, soit neutralisé une fois pour toutes, ce qui permettra au Rwanda de lever ses mesures défensives’’, a-t-il déclaré.
Il a également exprimé des inquiétudes quant à la militarisation intensive de la RDC. Il a évoqué l’acquisition de nouvelles armes, de drones d’attaque, de véhicules blindés et le recours à des mercenaires, notamment des opérateurs colombiens engagés par Blackwater lors des négociations à Washington.
” Nous savons que la RDC n’a pas mis en œuvre les accords précédents. Le Rwanda remplira sa part et ses obligations et nous espérons que la RDC fera de même ’’, a conclu le ministre Nduhungirehe.
Vital Ndayambaje



































































