L’Autorité rwandaise de la gestion de l’environnement (REMA) met en garde contre tout tapage nocturne ou toute autre pollution sonore. Cela fait suite à une inspection ad hoc menée dernièrement par REMA auprès des bars et restaurants opérant dans la ville de Kigali.
Selon l’Autorité rwandaise de la gestion de l’environnement (REMA), toute émission de bruit doit être conforme aux normes établies par l’autorité compétente sous peine de sanctions.
C’est dans ce cadre que REMA a procédé à une inspection de la pollution sonore dans la première semaine de ce mois de septembre 2024.
Selon leur rapport, le bruit enregistré dépassait systématiquement celui recommandé dans les zones inspectées, y compris Gisiment, sonatubes, Nyabugogo, Kimisagara et Gisozi.
REMA a proposé les limites de bruit de 85 dB pour le jour et de 80 dB la nuit pour les bars et les hôtels. Ainsi toutes les activités et entreprises produisant du bruit doivent respecter le niveau sonore tolérable afin de se conformer à l’instruction ministérielle n° 001 du 1er mars 2024.

Il est également suggéré d’avoir un appareil de mesure du bruit pour enregistrer et vérifier les niveaux de bruit dans ces bars et restaurants.
L’autre recommandation est qu’il faut utiliser des matériaux insonorisant pour réduire la propagation du bruit dans la zone environnante.
La directrice générale de REMA, Juliet Kabera, a déclaré que cette campagne de lutte contre la pollution sonore sera menée régulièrement et périodiquement.
” Cette nouvelle campagne périodique nous aidera à mesurer et à renforcer l’impact des interventions que nous avons mises en place pour réduire la pollution sonore et garantir une vie meilleure pour tous’’, a-t-elle déclaré.
La nouvelle réglementation fait suite aux lignes directrices sur le contrôle du bruit publiées par le ministère de l’environnement le 12 juillet de l’année dernière.
Elles précisent qu’après avoir lutté avec succès contre l’usage de sacs en plastique, le Rwanda part en guerre contre un polluant d’un tout autre genre : le tapage généré par certains bars et discothèques ou même certains lieux de culte.

Le code pénal de la république du Rwanda prévoit déjà des sanctions contre celui qui se rend coupable du tapage nocturne et d’autres pollutions sonores.
Son article 280 stipule que sera puni d’une amende de cinq cent à mille francs, celui qui se sera rendu coupable de bruits et tapage nocturnes de nature à troubler la tranquillité des habitants.
En cas de récidive dans l’année qui suit une condamnation encourue en vertu du présent article, la peine sera de huit jours à deux mois de prison, et d’une amende de deux mille francs au maximum ou de l’une de ces peines seulement.
La pollution sonore regroupe généralement des nuisances sonores, et des pollutions induites par le son devenu dans certaines circonstances un altéragène physique pour l’être humain ou les écosystèmes.
Une large gamme de longueurs d’onde peut être source de stress ou de conséquences pathologiques, selon l’intensité, la durée d’exposition et la sensibilité de la personne ou de l’animal exposé.
Vital Ndayambaje



































































