Le ministère de la santé, par le biais de son centre biomédical (RBC) lance un message d’alerte à toute la population rwandaise contre la variole du singe (Mpox). C’est suite à 2 premiers cas de cette maladie signalés au Rwanda.
Selon RBC, cette maladie initialement présente chez l’animal, circule désormais chez l’être humain. Il existe bel et bien dans la région des grands lacs et a fait sa première irruption au Rwanda. Deux personnes l’ont déjà attrapée et sont actuellement sous surveillance médicale. Elles auraient été contaminées en République démocratique du Congo qu’elles aimaient fréquenter.
Le directeur du département chargé de la surveillance épidémiologique au sein du Centre bio médical du Rwanda (RBC), Dr. Edison Rwagasore déclare que cette maladie est très contagieuse mais facile à prévenir.
” Cette maladie est causée par le virus Mpox. Bien qu’elle soit très contagieuse, il est très facile aussi de la prévenir’’, a expliqué Dr. Rwagasore.
Il a ajouté que cette maladie se caractérise par une forte fièvre, un gonflement des lobes d’oreille, de violents maux de tête, des douleurs dans le dos et les jambes, un gonflement des ganglions et bien d’autres malaises.
Dr. Edison Rwagasore explique également des voies de transmission de cette maladie. Elles sont, dit-il, surtout cutanées et sexuelles.
” On peut contracter cette maladie soit en touchant une personne atteinte, ou en touchant les cellules des liquides d’une personne infectée. Cela peut se faire lors d’un rapport sexuel protégé ou non, d’une salutation ou d’un baiser’’, a-t-il révélé.
Dr. Rwagasore a précisé qu’une personne infectée par la variole de singe commence à présenter des symptômes entre 2 et 19 jours après avoir été infectée.

Il a enfin demandé aux gens d’être vigilant pour éviter d’attraper cette maladie.
” Nous encourageons les gens à éviter cette maladie chronique de la varicelle. Il faut prendre des précautions médicales pour éviter de toucher ou d’avoir des relations sexuelles avec une personne qui présente les symptômes de la varicelle. Se laver soigneusement les mains avec de l’eau et du savon est également l’une des stratégies’’, a-t-il déclaré.
Le Centre biomédical du Rwanda (RBC) demande aux personnes présentant des symptômes de Mpox, de consultez immédiatement un médecin et signalez le cas aux autorités compétentes.
Cette maladie se présente comme une forme atténuée de la variole humaine, avec des symptômes moins graves et une létalité plus faible (nombre de morts sur le nombre de personnes atteintes). La variole du singe est causée par le virus du même nom.
De petites flambées épidémiques localisées ont régulièrement eu lieu ces dernières années en Afrique Centrale et de l’Ouest.
Ces émergences ont été étudiées et surveillées jusqu’à l’émergence mondiale de la maladie, observée en mai 2022.
Au début des années 1980, suite à l’éradication mondiale de la variole humaine, la vaccination antivariolique a été arrêtée. Les personnes ainsi vaccinées bénéficient d’une protection estimée à 80% face au virus Mpox. Il existe en effet une immunité croisée entre le virus Mpox et le virus de la variole humaine.
En juillet 2022, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que l’épidémie de variole du singe est une urgence sanitaire mondiale, suite à sa propagation extraordinaire dans plus de 75 pays non endémiques (régions où la maladie n’existe pas en permanence).
Le premier cas humain de Mpox a été détecté en 1970 en République démocratique du Congo (RDC), dans le contexte des campagnes d’éradication de la variole. La maladie est depuis endémique en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest.
Vital Ndayambaje




































































