Le Centre biomédical du Rwanda (RBC), en collaboration avec l’Association pédiatrique du Rwanda et d’autres partenaires, a organisé, ce 21 novembre 2025, une conférence scientifique sur la résistance aux antimicrobiens (RAM). Elle a été l’occasion de sensibiliser le public à améliorer les connaissances afin de lutter efficacement contre la RAM.
Cet événement a été l’occasion de démontrer comment la résistance aux antimicrobiens (RAM) représente une menace silencieuse mais croissante pour la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement durable.
Dans son mot d’ouverture de cette conférence, la représentante de RBC, Dr. Isabelle Mukagatare, a souligné l’importance mondiale et nationale du défi que représente la RAM.

’’ Vu le fardeau croissant que représentent les infections résistantes, telles que les infections sanguines, il est plus qu’urgent d’agir’’, a-t-elle insisté.
’’ Nous devons conjuguer les efforts pour nous attaquer à ce problème. La RAM transcende les frontières et les secteurs, menaçant la santé humaine, la sécurité alimentaire et l’environnement’’, a-t-elle ajouté.
Dr. Isabelle Mukagatare a expliqué que le Rwanda s’est engagé à renforcer les efforts multisectoriels pour améliorer la résilience du pays dans tous les domaines de la santé.

’’Le plan d’action national du Rwanda s’aligne sur les engagements mondiaux et s’appuie sur les réalisations passées, en mettant l’accent sur la surveillance, le suivi et l’utilisation responsable des antimicrobiens dans tous les secteurs’’, a-t-elle fait savoir.
’’ Il donne également la priorité à la collaboration avec les partenaires internationaux et s’efforce de mettre en place des mécanismes de gouvernance et de coordination solides aux niveaux national et local’’, a-t-elle ajouté.
Dr. Isabelle Mukagatare a rappelé que la diminution de l’efficacité des médicaments antimicrobiens contre les infections courantes chez les humains, les animaux et les plantes compromet la capacité à traiter les maladies, à protéger les moyens de subsistance et à garantir la sécurité des systèmes alimentaires.

Dans son intervention, le représentant de l’OMS au Rwanda, Dr. Brian Chirombo, a expliqué que la résistance aux antimicrobiens (RAM) survient lorsque des bactéries, des virus, des champignons et des parasites deviennent résistants aux médicaments conçus pour les traiter, rendant les infections plus difficiles, voire impossibles à traiter.
’’ Cette menace croissante met, non seulement en danger la santé humaine, mais a également un impact sur la sécurité alimentaire et la stabilité économique, en particulier dans les pays à faible revenu’’, a-t-il souligné.
’’ Sans action, la RAM pourrait causer 39 millions de décès dans le monde d’ici 2050, une situation exacerbée par la surutilisation et l’utilisation abusive des antimicrobiens chez les humains, les animaux et les plantes’’, a-t-il mis en garde.

L’organisation de la journée scientifique sur la résistance aux antimicrobiens a coïncidé avec la Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (RAM).
Le Rwanda s’est joint à cette campagne. Elle vise à sensibiliser le public aux dangers de la RAM et à promouvoir l’utilisation sécuritaire des médicaments.
Selon le ministère de la santé, il s’agit d’un appel à l’action lancé à tous les Rwandais pour qu’ils utilisent les antimicrobiens avec prudence, et se joignent à l’effort mondial visant à préserver l’efficacité de ces médicaments qui sauvent des vies.
Vital Ndayambaje




































































