La deuxième conférence internationale sur la podoconiose a clos ses travaux ce jeudi à Kigali. Cet événement visait à arrêter une stratégie mondiale commune de contrôle et d’élimination de la podoconiose.
Lors de cette conférence internationale, il a été révélé que l’objectif est d’éradiquer complètement la podoconiose à l’horizon 2030.
Selon Ladislas Nshimiyimana chargé de la lutte contre les maladies tropicales négligées au centre biomédical du Rwanda (RBC), le Rwanda compte 6000 personnes atteintes de la podoconiose et leur traitement va bon train.

” Nous avons déjà 13 centres spécialisés dans le traitement de la podoconiose à travers le pays. Sur les 6 mille malades, 1300 ont déjà été traités et guéris’’, a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu’au cours de cette année, 7 autres centres seront construits pour venir en aide à ces malades dans différents coins du pays.
De son côté, le professeur Gail Davey, épidémiologiste à l’Université de Brighton, a déclaré que la podoconiose est une maladie évitable qui, malheureusement touche encore des millions de personnes dans le monde.

” C’est une maladie curable et qu’on peut facilement prévenir. Elle est caractérisée par un gonflement géochimique non infectieux des jambes, causé par l’exposition à long terme à des sols irritants sur lesquels on marche pieds nus’’, a-t-elle indiqué.
Elle a saisi l’occasion pour plaider pour un financement des programmes visant à venir en aide à ces populations pour les tirer de la pauvreté. Celle-ci, a-t-elle dit, rend les populations vulnérables et sujettes à beaucoup de maladies dont la podoconiose.
Comme il a été expliqué, cette maladie est responsable d’environ 4 millions de cas de lymphœdème dans les hautes terres tropicales et subtropicales de 17 pays d’Afrique, d’Amérique centrale et du Sud et d’Asie du Sud et du Sud-Est.

La podoconiose touche les populations pauvres, reculées et pratiquant une agriculture d’autoconsommation. Elle compromet les moyens de subsistance de ces populations, qui se retrouvent alors prises au piège par la pauvreté. Les femmes et les filles sont plus susceptibles de contracter la podoconiose, et également plus susceptibles de souffrir de ses conséquences sociales et économiques.
Les interventions consistent notamment à prévenir le contact avec le sol par le port régulier de chaussures dès le plus jeune âge et le lavage quotidien des pieds. Il a été démontré que le traitement reposant sur un ensemble complet de mesures de prise en charge du lymphœdème réduisait les gonflements, l’incapacité et l’incidence des crises aiguës.
Vital Ndayambaje




































































