Au cours du 18 eme Dialogue national ”Umushyikirano”, une discussion en panel sur les défis auxquels fait face la famille et les solutions à apporter pour qu’elle puisse rester forte et saine, a permis de montrer qu’il existe une voie de sortie.
Selon la ministre du genre et de la promotion de la famille, Professeur Jeannette Bayisenge, la vision du Rwanda est d’avoir une famille forte, sécurisée et caractérisée par des valeurs sociales.
Elle reconnait cependant que les défis ne manquent pas dans la famille rwandaise. Ils sont dus surtout aux conséquences du génocide de Tutsi de 1994. L’on a des orphelins, des veuves et des familles décimées.

Professeur Bayisenge souligne également l’existence des conflits au sein de la famille rwandaise.
Mugwaneza Rachel, représentante de “Our Past Initiative”, une organisation de la société civile, dit que bâtir une fondation solide de la famille rwandaise est une chose réalisable.
“Nous avons vu que bâtir des familles fortes est une chose possible, mais il faut que les autorités accompagnent les citoyens comme il faut, ça nous permettra de mieux avancer dans le développement”, explique- t-elle.
Le ministre de l’administration locale, Musabyimana Jean Claude, souligne la responsabilité des parents avant tout.

“Certains conflits affectent les membres de la famille mais plus particulièrement les enfants,” souligne-t-il.
“Avant que les autorités des instances administratives puissent investir les efforts dans ce problème, il appartient d’abord au parent de résoudre les problèmes familiaux, c’est sa responsabilité,” déclare Musabyimana.
De son côté, le ministre de la santé, Dr Sabin Nsanzimana, a déclaré que le gouvernement rwandais a fourni beaucoup d’efforts pour réduire les risques pouvant entraver le développement des familles. Ici il a cité quelques indicateurs importants.

“L’augmentation de l’espérance de vie, la réduction du taux de mortalité infantile et maternel ont été réalisées d’une façon remarquable”, dit-il.
“96% des enfants reçoivent leurs vaccins, le Rwanda occupe la deuxième position au niveau continental en ce qui concerne l’administration des vaccins aux enfants”, insiste- t-il.
Selon le ministre de la santé, Dr Sabin Nsanzimana, parmi les grandes réalisations il y a aussi la décentralisation des instances sanitaires au niveau le plus proche de la population.
“Il y a 5 ans, 5 millions de Rwandais souffraient de la malaria mais aujourd’hui seulement 800.000 sont enregistrés chaque année. 70% de ces malades sont soignés par les agents de santé communautaire”, ajoute- t-il.

Une relation entre le retard de croissance et les conflits familiaux
Devant le chef d’Etat et des milliers de participants à ce dialogue national, le ministre de la santé, Dr Sabin Nsanzimana, a évoqué les querelles familiales comme l’une des raisons du retard de croissance chez les enfants.
“Quand les parents ont des disputes dans leur foyer, le cerveau de l’enfant communique aux autres parties du corps qu’il y a des conflits. Cela provoque le stress qui conduit au retard de croissance chez l’enfant,” poursuit-il.
Selon Dr Nsanzimana, quand un enfant âgé de plus de deux ans souffre d’un retard de croissance, cela se poursuit tout le reste de sa vie. Les risques deviennent élevés d’attraper les maladies non-transmissibles.
“C’est une maladie que nous pouvons prévenir car ça ne demande qu’un repas équilibré pendant la grossesse”, explique-t-il.

“La plupart d’enfants souffrent souvent de maladies dues au manque d’hygiène et à la consommation de l’eau non potable”, ajoute-t-il.
Pour répondre aux inquiétudes dues au retard de croissance chez les enfants, le ministre de la santé, Dr Sabin Nsanzimana, a affirmé que des programmes pour lutter contre ce problème sont en cours et seront concrétisés dans diverses activités dans les deux prochaines années.
“Ce que nous avons fait dans les années précédentes a donné un résultat insuffisant dans cette lutte. Nous nous sommes convenus avec d’autres ministères que chaque jour l’enfant doit consommer un repas qui comprend un oeuf, les petits poissons “Ndagara” et les légumes ordinaires de chez nous. Une autre chose c’est boire ou préparer le repas avec l’eau potable..” réitère-t-il.
Florent Ndutiye




































































