Les valeurs et les interdits déterminent la vie d’une nation. C’est une déclaration du ministre de l’Unité nationale et de l’engagement civique, Dr. Jean Damascène Bizimana, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la paix.
Le Rwanda s’est joint au reste du monde pour la célébration de la journée mondiale de la paix. La cérémonie ad hoc s’est déroulée au mémorial de génocide de Gisozi dans la ville de Kigali. Le thème retenu cette année est ” Le rôle des valeurs et interdits de la culture rwandaise dans la promotion de la paix”.
Selon le ministre de l’Unité nationale et de l’engagement civique, Dr. Jean Damascène Bizimana, ce sont les valeurs et les interdits qui déterminent la vie d’une nation.
” Les valeurs et les interdits de notre culture jouent un rôle très important dans la détermination de la vie et des relations des Rwandais. Ils constituent indéniablement le pivot central et la source d’une paix durable’’, a-t-il expliqué.

Le ministre Bizimana est revenu en long et en large sur la sombre histoire qu’a traversée le Rwanda dont le paroxysme a été le génocide commis contre les Tutsi en 1994.
” La sombre histoire de notre pays a duré 37 ans, se plaçant entre 1957 et 1994. C’est durant cette période qu’a été implantée l’idéologie du génocide, d’abord par le colonisateur, et soutenue ensuite par les Rwandais. Tout cela a débouché sur le terrible génocide ayant emporté plus d’un million de personnes’’, a-t-il déploré.
Le ministre Bizimana a demandé aux jeunes de participer activement aux programmes actuels visant à corriger cette histoire macabre qu’a traversée le Rwanda, et construire un pays paisible où personne ne sera plus persécuté.
Il a saisi l’occasion pour rappeler les valeurs fondamentales de la culture rwandaise devant plus de 300 jeunes, certains membres du gouvernement et différents partenaires du Rwanda. Parmi elles, il a cité l’unité, le patriotisme, l’intégrité, la bravoure, l’amour du travail et l’entraide.

La paix, un mode de vie quotidien
Le ministre de la jeunesse et des arts, Dr. Jean Népo Abdallah Utumatwishima, a demandé aux Rwandais et aux jeunes en particulier de faire de la paix un mode de vie quotidien.
” La construction de la paix devrait être un travail à temps plein. Si l’un d’entre vous se retrouve dans des groupes de médias sociaux pratiquant la discrimination et la ségrégation, trouvez la force d’y mettre fin avant que cela ne dégénère en une violence incontrôlable susceptible de perturber notre paix”, a-t-il supplié.
Les facteurs pouvant entraver le processus de paix
Une recherche diligentée par ” Integrated Local Development Project ” (ILDP) et l’Université du Rwanda a révélé certains facteurs actuels pouvant entraver le processus de paix entamé par le Rwanda il y a déjà 30 ans.

Certains aspects de ces facteurs sont notamment l’ivresse, le concubinage, les litiges dans le domaine foncier, les réseaux sociaux mal utilisés, les génocidaires ayant terminé leurs peines et ne veulent toujours pas montrer où sont les corps des victimes du génocide pour qu’ils soient inhumés dans la dignité, certains mauvais services dont se plaint la population, et bien d’autres.
Cette recherche a été effectuée dans le but d’aider les instances concernées à y apporter une attention particulière et y chercher des solutions à temps.
La journée mondiale de la paix a été instituée en 1981 par l’assemblée générale des Nations Unies. C’est pour la 11eme fois que le Rwanda la commémore.
Vital Ndayambaje




































































