L’office rwandais de l’énergie nucléaire cherche à lancer le Centre des Sciences et Technologie Nucléaires (CNST) qui comprendra plusieurs projets dont le Centre de médecine nucléaire. Une concertation avec les partenaires dans le secteur de la santé vient d’ être organisée.
L’étude de faisabilité technique et économique pour la construction du Centre des sciences et technologies nucléaires est sur le point d’être achevée. L’un des composantes du projet portera sur la médecine nucléaire.
” La santé humaine est l’un des secteurs où l’usage des techniques nucléaires conduisent à des services de santé de haute qualité. La plupart de malades sont envoyés à l’extérieur par manque de cette composante,” déclare Dr. Fidèle Ndahayo, directeur général de l’Office rwandais de l’énergie nucléaire.

Cet établissement public vient d’organiser une rencontre avec tous les partenaires dans le secteur de la santé envisageant d’exploiter la technologie de la médecine nucléaire. Ils ont discuté sur leurs besoins à court, à moyen et à long terme.
Cela permettra à l’office rwandais de l’énergie atomique d’élaborer son projet de production des médicaments radiopharmaceutiques, et de renforcer les capacités de la main d’oeuvre nécessaire dans ce projet très bénéfique pour le secteur de la santé.
Dans ce projet de médecine nucléaire, il est prévu l’achat d’un réacteur nucléaire pour la production des médicaments radiopharmaceutiques. Il coûte cher et des fois l’on peut se rendre compte après l’avoir acheté, qu’il n’est pas exploité suffisamment.

” En travaillant sur de tels projets, on considère les besoins du pays, mais en même temps l’on examine ceux des pays voisins,” répond Dr. Fidèle Ndahayo.
Les patients reçus jusqu’à présent sont du Rwanda, de la RDC, du Burundi et quelques uns du Sud Soudan.
Urgence de lancer la médecine nucléaire
La médecine nucléaire n’est pas un luxe, comme certains le prétendraient. C’est plutôt une nécessité urgente pour sauver des vies humaines.

” La médecine nucléaire est un outil très important pour le diagnostique et le traitement. Il est utilisé pour identifier le stade de la maladie. Ainsi l’on peut savoir si l’on peut assurer un traitement avec une intention curative ou palliative,” explique Dr. Nicaise Nsabimana, Oncologiste
Selon ce spécialiste des cancers, ils reçoivent beaucoup de patients ayant besoin d’un diagnostique précis. ” Il y a beaucoup de patients qui ne sont pas bien diagnostiqués parce qu’il n’y a pas de médecine nucléaire,” dit-il.
Au mois de mars cette année, ils ont atteint le pic avec 800 patients dont 93 étaient des cas nouveaux. Au cours de ce mois de juin, ils sont à plus de 700 malades. Certains sont sous traitement, d’autres pas encore.

” Pour beaucoup de cancers comme celui de prostate ou du sein, ils présentent des métastases. Ils atteignent les os. Pour ces cas, l’on a souvent besoin de l’imagerie nucléaire,” indique Dr Nicaise Nsabimana.
” La plupart sont envoyés à l’étranger. Cependant, Il n’est pas facile de transférer un malade ailleurs lorsqu’il n’a pas d’assurances-maladie, ni assez d’argent car cela coûte très cher,” montre-t-il la nécessité de cette médecine nucléaire.
L’étude de faisabilité du centre de science et de technologie nucléaires sera validée au mois d’aout. Selon les prévisions, il pourrait coûter entre 800 millions et 1 milliard de dollars. Le centre de science nucléaire et de technologie sera construit à Gashora, dans le district de Bugesera. Il y aura beaucoup de projets dont le centre de médecine nucléaire.
Gérard Rugambwa




































































