Le ministre rwandais de la santé, Dr. Sabin Nsanzimana, a souligné la nécessité d’optimiser le financement national de la santé en redéfinissant les systèmes de soins de santé. Ce qui pourra être réalisé en tirant parti de la technologie pour réduire les coûts.
Le ministre Nsanzimana a lancé ce message lors au début de la conférence internationale sur l’agenda africain de la santé (AHAIC 2025) tenue ce lundi 3 mars 2025 à Kigali.
Le ministre rwandais de la santé, Dr. Sabin Nsanzimana, a appelé à des solutions innovantes pour renforcer les systèmes de santé africains dans un contexte des défis mondiaux en matière de financement de la santé.
Dr. Nsanzimana a mis un accent particulier sur la nécessité d’optimiser le financement national de la santé et la promotion de la technologie pour réduire les coûts de la santé.

” Compte tenu de la situation actuelle, il y a une nécessité d’optimiser le financement national de la santé en repensant et en redéfinissant les systèmes de soins de santé. Tout cela en tirant parti de la technologie y compris l’intelligence artificielle. Il faudra également favoriser un engagement communautaire continu pour promouvoir des modes de vie plus sains et alléger le fardeau des maladies,” a déclaré Dr. Nsanzimana.
Il a indiqué que le Rwanda a su trouver des solutions pour faire face aux conséquences possibles de l’arrêt d’un certain soutien financier externe. Le gouvernement rwandais a consenti des efforts dans la construction du secteur de la santé en augmentant le nombre de professionnels de santé, en construisant des infrastructures avec des équipements modernes, et en formant le personnel. Selon le ministre Nsanzimana, tout cela doit être accompagné par une bonne gestion du secteur sanitaire.

Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a invité les gouvernements à agir ensemble pour accroître les investissements nationaux et internationaux. Il a montré le besoin d’encourager la collaboration régionale et de promouvoir la technologie. Tedros Adhanom a également mis un accent particulier sur le leadership des chefs de gouvernements pour aboutir aux résultats escomptés.
Le directeur général de l’organisation Amref Health Africa, Dr Githinji Gitahi, a souligné que les pays africains doivent travailler ensemble et déployer des efforts pour construire des infrastructures sanitaires solides, sans faire appel à une assistance financière ou technique en dehors du continent.

Dr Githinji faisait allusion au fait que les Etats-Unis ont récemment annoncé qu’ils ont suspendu l’aide de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international. Selon lui, les pays africains devraient s’unir pour faire face aux conséquences en trouvant des solutions.
Cette conférence internationale sur l’agenda africain de la santé (AHAIC 2025) est une initiative de l’organisation Non Gouvernementale, Amref Health Africa, basée au Kenya. Elle se consacre à la fourniture de soins de santé communautaires et environnementaux aux pays d’Afrique. Plus de 1.800 personnes oeuvrant dans le domaine de la santé au sein de 50 pays d’Afrique ont participe à conférence. La clôture est prévue à la date du 5 mars 2025.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































