A l’hôpital de Kibirizi, dans le district de Gisagara, l’on s’approvisionne en médicaments pour des cas d’urgence ou pour éviter une rupture de stock grâce aux drones de Zipline. Cela favorise une réduction de cas de décès.
A l’hôpital de Kibirizi comme dans d’autres hôpitaux de district, l’on reçoit des patients transférés par les centres de santé. Ce sont des cas d’urgence ou généralement graves. Il faut une intervention rapide.
” Zipline se sert des drones pour nous approvisionner rapidement en médicaments dont ceux de la malaria, des injections généralement,” déclare Dr. Védaste Mbayire, directeur général de l’hôpital de district de Kibirizi.

Les drones permettent également d’éviter une rupture de stock. Les médicaments arrivent à l’hôpital beaucoup plus rapidement que lors de l’approvisionnement habituel. Ceci prend deux jours sans garantie de trouver les médicaments désirés à Huye ou à Gisagara.
Ainsi le nombre de décès a été sensiblement réduit. L’année passée en 2024, 3 décès ont été enregistrés. Au premier trimestre de l’année en cours, il n’ y a pas eu de décès.

En plus des médicaments, les urgences portent aussi sur l’anesthésie et le sang à transfuser aux patients ayant subi une opération chirurgicale.
” Nous avons des lignes d’appel téléphonique de Zipline. Lorsque l’on a besoin des médicaments ou de sang, on est servi entre 20 et 30 minutes. En cas d’urgence, en 15 minutes on est servi,” affirme Emmanuel Kazubwenge, pharmacien à l’hôpital de Kibirizi.

Les cas de transfert sont nombreux
Les patients transférés à l’hôpital de district de Kibirizi viennent des centres de santé. dont celui de Kibayi. La titulaire de cette infrastructure médicale, Emma Nsengiyumva, indique que par mois entre 20 et 30 femmes à terme sont transférées à l’hôpital de Kibirizi suite à des complications nécessitant une césarienne.
Les patients gravement malades souffrant de la malaria sont aussi transférés après une première dose d’injection d’Artésunate. Entre 6 et 8 patients par jour sont évacués en ambulance, comme l’affirme Emma Nsengiyumva.

Le centre de santé de Kibayi, dans le secteur de Mukindo, du district de Gisagara, dans la province du Sud, sert une zone très affectée par la malaria. Entre 110 et 115 cas par mois sont enregistrés chaque mois.
Selon la titulaire du centre de santé de Kibayi, Emma Nsengiyumva, il a fallu plusieurs interventions car ils pouvaient aller avant jusqu’à 900 cas par mois.

En 2023 pendant 12 mois, il y a eu 6126 de malaria. Ils étaient premiers dans le pays. L’année suivante en 2024, 4793 ont été soignés au centre de santé de Kibayi. Le rapport des trois premiers mois de l’année révèle 475 cas de personnes ayant souffert de malaria. Si les statistiques restent stables, à la fin de l’année les cas ne dépasseront pas 1200 selon les prévisions de la titulaire Emma Nsengiyumva.

Cette zone située dans le secteur Mukindo est formée de quatre cellules toutes touchant sur la frontière avec le Burundi, dans les marais de la vallée de l’Akanyaru.
Gérard Rugambwa




































































