Le Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) tenue ce jeudi 13 mars a mis fin au mandat de SAMIDRC. Les troupes de cette organisation régionale doivent quitter la RDC de façon progressive.
Les Chefs d’Etat de SADC se sont réunis par vidéo conférence. Ce sommet devait examiner la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo (RDC).
Le grand mérite de ce sommet a été de mettre fin au mandat de la Mission de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe en République Démocratique du Congo (SAMIDRC). Les militaires du Malawi, de la République Sud Africaine (RSA) et de la République Unie de Tanzanie doivent effectuer un retrait progressif.
SADC a déployé ce contingent dans la région du Kivu le 15 décembre 2023 avec un mandat offensif. Il avait pour mission de soutenir la RDC à rétablir la paix et la sécurité à l’Est. Les forces loyalistes ont été vaincues par les rebelles de M23. Elles ont sauvé leurs peaux. SAMIDRC s’est retrouvée sur le terrain avec les nouveaux maîtres du Kivu. Sa mission était de fait terminée.
Cette grande décision politique de SADC assumée par 9 Chefs d’Etat, deux premiers ministres, trois ministres et un haut-commissaire, 15 pays au total, prouve qu’ils ont compris la situation réelle en RDC. C’est une pression de plus sur Félix Tshisekedi pour qu’il se mette sur la table des négociations avec le M23. L’arrêt de cette mission SAMIDRC est une contribution importante à la paix.
Ainsi, ce sommet a réitéré l’importance de trouver une solution politique et diplomatique engageant toutes les parties afin de rétablir la paix, la sécurité et le calme dans le pays.

Il a réitéré également la décision prise au cours du Sommet conjoint de l’EAC et de SADC de fusionner les processus de Luanda et de Nairobi. Un appel doit être fait à un plus grand nombre de facilitateurs chargés de soutenir la consolidation de la paix.
Trois ont été déjà désignés. Il s’agit de l’ancien premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo et l’ancien président kenyan, Uhuru Kenyatta.
Gérard Rugambwa



































































