Une campagne de trois mois contre le VIH/Sida est en cours depuis ce 1er décembre 2021. Le ministre de la santé, Dr Daniel Ngamije, vient de la lancer à partir de Nyagatare. L’on tend la main à la population pour lui proposer tous les services disponibles contre ce virus incurable.
Le Rwanda désire vaincre le VIH/Sida d’ici 2030 comme l’ONUSIDA le demande. Pour cela, des stratégies doivent être adoptées. Une campagne est lancée pour informer la population de tous les services existant.
« Nous voulons rappeler à la population la présence toujours du VIH/Sida. Les gens doivent savoir que la prévention est possible. De plus de bons médicaments sont disponibles pouvant permettre aux personnes infectées de mener une vie normale, » annonce Dr Daniel Ngamije.

Ces services peuvent permettre de briser la chaine de propagation avec l’atteinte de trois objectifs. « Nous voulons que 95 % des personnes infectées au VIH soient informés de leur état sérologique, ensuite suivra la prise des antirétroviraux et afin ils devront arriver à zéro charge virale, » révèle le ministre Ngamije. Selon lui, entre 6 et 12 mois, le virus peut être indétectable dans le sang. Cependant il faut respecter la prescription médicale et manger correctement.
Un jeune garçon de 27 ans, né porteur du VIH/Sida, se porte apparemment bien. « Nous avons eu la chance d’avoir un bon médicament. Je ne serais pas debout devant vous si nous n’avions pas eu des antirétroviraux, » dit-il s’adressant aux invités à la célébration de la Journée Internationale de lutte contre le VIH/Sida à Nyagatare. « Pour les personnes infectées, il faut absolument prendre des ARV si vous voulez réaliser vos rêves, » conseille-t-il.
Ces ARV sont aujourd’hui disponibles grâce aux partenaires dans la lutte contre le VIH/Sida. Le principal demeure les Etats-Unis d’Amérique. « Depuis 2004, les Etats-Unis ont apporté environ 2 milliards de dollars américains pour appuyer le programme de lutte contre le VIH/Sida, » déclare Peter H. Vrooman, Ambassadeur des Etats-Unis avec résidence à Kigali.

Avec ce partenariat, le VIH/Sida n’est plus une condamnation à mort. « Les personnes vivant avec le VIH/Sida reçoivent des ARV, les orphelins sont aidés, les jeunes protégés et les enfants nés des mères infectées sauvés, » affirme l’Ambassadeur Vrooman,
Pour le ministre Daniel Ngamije les partenaires dans la lutte contre le VIH/Sida devraient continuer leur travail appréciable. L’objectif étant d’unir les moyens pour vaincre ensemble cette pandémie. Mais il faudra focaliser les jeunes et les femmes de sexe. Ce sont des personnes clés.

Gérard Rugambwa




































































