Le Zimbabwe est confronté depuis plusieurs saisons à des épisodes récurrents de sécheresse. Celle-ci est aggravée par le réchauffement climatique et menacent la sécurité alimentaire de la population et de la faune de ce pays.
Le porte-parole de l’Autorité de gestion des parcs et de la faune sauvage du Zimbabwe, Tinashe Farawo, estime que la question du changement climatique doit être prise au sérieux, vu des ravages qu’elle commence à infliger à la population et la faune.
” Nous sommes presque à la fin du mois de novembre. Nous n’avons pas encore vu la pluie, la saison n’a pas encore commencé,” a-t-il déclaré.
” Ces facteurs ont donc un impact réel sur notre faune, car nous avons pu constater que les animaux se déplaçaient sur de longues distances à la recherche d’eau. En se déplaçant, ils se retrouvent évidemment dans les zones habitées et se heurtent aux villageois. L’issue peut être fatale,” ajoute-t-il.

Poussés par la faim et la soif, de nombreux animaux, dont des éléphants, quittent la réserve et empiètent désormais sur les villages voisins du parc national. Là ils provoquent des dégâts et constituent une menace pour les habitants. Depuis l’an dernier, plusieurs affrontements avec des éléphants mais aussi des buffles ont coûté la vie à une soixantaine de villageois.
Les oiseaux sont également touchés. Ils ont besoin de baobabs, d’acacias et d’autres grands arbres pour se reproduire, mais hélas la végétation se raréfie.

140 volontaires se sont relayés pour effectuer le recensement annuel de la faune du pays. Cela constitue un indicateur précieux de l’état des ressources et de la faune du Zimbabwe, en cette période de sécheresse régionale inquiétante.
La sécheresse se poursuivant et anéantissant les cultures et le bétail, la situation est à présent devenue catastrophique. De plus, le manque d’eau potable accroît le risque de choléra et d’autres maladies.
Vital Ndayambaje




































































