L’Olympiade scientifique africaine (ASO) vient d’ouvrir ses portes au Rwanda. C’est une nouvelle initiative visant à promouvoir l’enseignement des sciences et les compétences en matière de STIM chez les jeunes Africains.
L’ASO sera une compétition à plusieurs niveaux. Elle mettra au défi les étudiants de tout le continent africain. Ils devront appliquer leurs connaissances et leurs compétences en matière de résolution de problèmes à une variété de défis scientifiques.
Lors du lancement de l’Olympiade africaine des sciences à Kigali ce jeudi, son directeur exécutif, le ghanéen Bernard Annan, a indiqué que cette organisation sans but lucratif vient donner beaucoup d’opportunités aux jeunes rwandais.

” Grâce à de nombreuses compétitions que nous allons organiser, les jeunes talents rwandais vont sortir de leurs coquilles. Ce sera pour nous une belle occasion pour les soutenir et les accompagner jusqu’à un niveau très avancé en matière des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM)”, a déclaré le directeur exécutif de l’olympiade africaine des sciences, Bernard Annan.
Pour sa part, Dr. Marie Christine Gasinzirwa de l’UNESCO a encouragé les jeunes filles à laisser de côté la peur des mathématiques et affronter toutes les sciences en général.
”N’ayez plus peur des mathématiques et des sciences en général. Les filles peuvent réussir les mathématiques et les sciences aussi bien que les garçons,” a-t-elle indiqué.

Elle a saisi l’occasion pour demander aux jeunes rwandais de profiter de l’environnement propice mis à leur disposition pour maximiser leurs chances.
” Moi-même j’ai fait les sciences, et c’était dans des conditions très difficiles. J’étais réfugiée mais je réussissais. Vous, vous avez un bel environnement qui vous permet de travailler en toute sérénité. Point d’excuse de ne pas réussir,” a insisté Dr. Gasinzirwa.
Comme il a été expliqué, l’Olympiade africaine des sciences voudrait résoudre, ou du moins alléger le problème de l’insuffisance des lauréats africains dans des cours de sciences.
En effet, a-t-on expliqué, malgré le riche patrimoine scientifique du continent, l’Afrique reste à la traîne par rapport à d’autres continents en termes d’enseignement scientifique et d’innovation.

Selon un rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD), moins de 25 % des étudiants africains de l’enseignement supérieur suivent des études dans le domaine des STIM. Un autre de 2016 produit par l’UNESCO montre que seuls 25 % des élèves de l’enseignement primaire en Afrique sont inscrits dans des matières liées aux STIM.
Le pourcentage d’élèves inscrits dans des matières liées aux STIM dans l’enseignement secondaire est légèrement plus élevé, à 30 %.
Cependant, il existe un écart significatif entre les sexes, avec seulement 20 % des filles inscrites dans des matières liées aux STIM, contre 40 % des garçons. Cette situation est attribuée au manque d’accès à une éducation STIM de qualité.
Les initiatives de l’Olympiade africaine des sciences rentrent dans le cadre d’une tentative de correction de cette situation.
Vital Ndayambaje




































































