Le ministère de l’agriculture et des ressources animales reconnait qu’il y a un retard dans la production des semences des fruits et des légumes. Il faut beaucoup de procédures et d’étapes avant de commencer à les produire au Rwanda.
A l’occasion de la tenue du second Congrès National des Semences, le secrétaire d’Etat au ministère de l’agriculture et des ressources animales (MINAGRI), ne cache pas qu’il reste un long chemin à parcourir pour produire des semences de fruits et de légumes au Rwanda. Les raisons sont multiples.
Quand il s’agit des semences de légumes ou de fruits, beaucoup d’efforts sont orientés vers la recherche. Pour obtenir une semence de fruit, il faut suivre une très longue procédure, de nombreuses étapes.

” L’effort est consacré à des recherches pour créer nos propres semences, nos variétés adaptées à notre sol et à notre climat,” a déclaré le secrétaire d’Etat au Ministère de l’Agriculture et des Ressources animales (MINAGRI), Eric Rwigamba.
Les chercheurs doivent étudier le sol, les conditions météorologiques, les besoins en eau, les maladies et les ravageurs des semences, … Lors de la recherche des meilleurs fruits, tout cela est pris en compte.
Selon le secrétaire d’Etat, Eric Rwigamba, l’Office rwandais de développement de l’agriculture et des ressources animales (RAB) y travaille beaucoup pour que le pays commence à produire les semences des fruits et des légumes.
Les semences qu’on utilise au Rwanda jusqu’à présent proviennent de l’extérieur car ce sont les personnes qui ont fait les recherches préalablement autorisées, qui ont droit à les produire.

Certains commerçants des semences de fruits et légumes affirment qu’il est difficile de les obtenir car ils les importent du Kenya et de l’Afrique du Sud, ce qui les rend chers.
L’une des agriculteurs locaux, Nyirasinamenye Rachel du district de Rutsiro, dans le Secteur de Nyabirasi, a dit qu’ils ont besoin de la production provenant de notre pays.
” On arrive à avoir un peu mais ce n’est pas assez. Nous avons du maracuja, des noix et de l’avocat. Il faudrait que l’on augmente la production d’arbres fruitiers… Ils nous aideraient beaucoup en nous donnant des semences locales des légumes et des fruits, ça aiderait aussi le bas peuple,”
Le rapport du MINAGRI montre que 85 % des grands agriculteurs utilisent des semences modifiées. Les petits agriculteurs ne les exploitent qu’à hauteur de 37% alors que le taux moyen s’élève seulement à 37,1% .

L’Association Nationale des Semences du Rwanda (NSAR) affirme que ce second congrès jettera les bases de progrès et d’engagement continus dans la conduite du programme septennal. Ceci vise à atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à réduire la pauvreté, à stimuler le commerce intra-africain et à renforcer la résilience des systèmes de production et des investissements futurs en commençant par les bonnes semences.
Clémence Keza




































































