La population du district de Karongi est appelée à dénoncer les violences basées sur le genre (GBV). Ces violences à tendance ascendante constituent un crime réprimé par la loi.
Le directeur général de l’hôpital de Mugonero, Mwumvaneza Mutagoma, révèle que ce crime est toujours à tendance ascendante, d’où un appel à sa dénonciation.
” Depuis 2018 à ce jour, ce crime des violences basées sur le genre a redoublé. Je ne dirais pas que ce sont des crimes qui se multiplient mais plutôt les informations les dévoilant de plus en plus, grâce à la sensibilisation anti-GBV menée dans ce cadre’’, a affirmé Dr. Mutagoma.

Marcelline Ishimwe, chargée des problèmes de violences basées sur le genre, a révélé que les cas fréquents recensés à l’hôpital de Mugonero sont les coups et blessures. Des cas de violences sexuelles menées surtout contre les mineurs, avec parfois des grossesses non désirées existent également.
De son côté, Dr. Théoneste Nyakayiro, chargé du traitement psychologique des victimes des violences à l’hôpital de Mugonero, a indiqué qu’il n’y a pas de traitement spécifique pour ce genre de cas.
” On traite chaque cas suivant sa particularité. De toute façon, les cas des violences basées sur le genre appellent à une attention particulière. Les données de l’enquête montrent que ce crime est souvent commis au sein des familles’’, a déclaré Dr. Nyakayiro.

Il a saisi l’occasion pour demander aux victimes de ne pas cacher ce crime, quel que soit son auteur.
La maire du district de Karongi, Valentine Mukase, a indiqué que différentes instances, dont la police nationale, mènent des campagnes de sensibilisation communautaire. Elles créent des clubs anti-criminalités dans les écoles secondaires, des programmes de sensibilisation communautaires et des bureaux anti-GBV.
” Nous avons intensifié la sensibilisation et les mécanismes de lutte contre les violences basées sur le genre. Ces services sont aujourd’hui dispensés dans tous les centres de santé et les hôpitaux de districts,” , a indiqué la maire Mukase.
” Cela a eu beaucoup d’impact et nous voulons qu’aucun cas de violence ne passe inaperçu’’, a-t-elle insisté.

Elle a ajouté que la police nationale a intensifié ses opérations, en partie grâce à la mise en place de lignes d’urgence et d’autres contacts dans tout le pays ainsi qu’à la création d’un bureau des relations publiques au niveau régional. Cela a assuré une réponse rapide et une vigilance 24 heures sur 24.
Le gouvernement rwandais a mis en place diverses stratégies pour lutter davantage contre les violences basées sur le genre et la maltraitance des enfants, notamment l’extension du centre Isange One Stop à tous les hôpitaux de district du pays depuis 2017.
L’intensification de lutte contre les GBV dans le district de Karongi se fait à travers le projet Barame. Il est exécuté grâce à la coopération belgo- rwandaise, par le biais de l’agence belge de développement Enabel.
Vital Ndayambaje




































































