Un grand projet régional d’horticulture vient de voir le jour. Il a été lancé ce 23 mai à Kigali, avec pour mission de stimuler l’investissement dans l’horticulture dans les pays du COMESA et de la Communauté Est Africaine (EAC).
Ce projet, COMESA-EAC Horticulture Acceleretor (CEHA), a été lancé ce 23 mai sous les auspices du gouvernement rwandais, par le biais du ministère du commerce et de l’industrie (MINICOM) et du secrétariat du marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).
Lors de la cérémonie inaugurale de ce projet, la directrice générale au ministère de l’agriculture et des ressources animales, Alice Mukamugema, a expliqué que le projet CEHA vise à accélérer la croissance du sous-secteur des fruits et légumes dans les régions COMESA et EAC.

” Ce projet vise à transformer le paysage horticole, en contribuant au développement économique et à la sécurité alimentaire dans la région, afin de favoriser le développement durable et la croissance économique dans les pays du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC)’’, a indiqué Alice Mukamugema.
Le coordinateur national du projet CEHA, Robert Rukundo, a, quant à lui, parlé des priorités du projet, au niveau tant national que régional.
” Les priorités nationales et régionales comprennent l’harmonisation des politiques réglementaires et normatives dans la région COMESA-EAC. Il s’agit également de la coordination de la chaîne de production des cultures périssables, la résolution des problèmes liés au stockage et au transport, et la garantie de la disponibilité de semences de qualité’’, a souligné Robert Rukundo.

De son côté, Apollo Owuor, coordinateur régional du projet a insisté sur l’importance accordée à certaines cultures et des raisons sous-jacentes.
” Le CEHA sera le fer de lance de la croissance de l’industrie horticole, en commençant par les chaînes de valeur de l’avocat, de l’oignon et de la pomme de terre irlandaise. Des études indiquent que ces cultures peuvent générer un revenu annuel combiné d’environ 230 millions de dollars américains pour quelque 450.000 petits exploitants agricoles’’, a-t-il déclaré.

En outre, a-t-il spécifié, le CEHA a fixé des objectifs spécifiques, notamment doubler le volume des fruits et légumes conservés ou transformés d’ici 2031, réduire de 50 % le délai entre la ferme et le marché, diminuer de 25 % les prix à la ferme, créer 100.000 emplois supplémentaires le long des chaînes de valeur, réduire de moitié les pertes après récolte, augmenter les rendements des fruits et légumes et promouvoir des pratiques intelligentes face au climat pour une rentabilité à long terme.
Les objectifs principaux du CEHA sont multiples, avec un but primordial d’atteindre une valeur commerciale de 25 millions de dollars américains pour les fruits et légumes dans la région COMESA-EAC d’ici 2031.
Vital Ndayambaje




































































