La Commission Nationale pour l’Unesco au Rwanda (CNUR) vient de faire découvrir une application de gestion des catastrophes aux agents des districts concernés. Désormais, l’information sera transmise en temps record et l’intervention plus efficiente.
Pendant quatre jours, du 16 au 19 aout, les responsables de la gestion des catastrophes dans tous les districts du pays ont bénéficié d’une formation sur l’usage d’une application, « line ». Cette dernière, installée sur leurs portables, permettra de réduire les risques.
« Les bénéficiaires ont eu l’opportunité de réfléchir sur la manière d’exploiter cette technologie dans l’échange d’information et par conséquent prendre des décisions dans les meilleurs délais sur la nature de l’intervention, » déclare Dominique Mvunabandi, directeur des sciences et technologies à la Commission Nationale pour l’Unesco au Rwanda (CNUR).
Les responsables de la gestion des catastrophes dans les districts du pays reconnaissent l’utilité de cette nouveauté dans leur travail. « Cette application nous permettra de donner ou recevoir l’information rapidement, toutes les instances concernées pourront recevoir l’information au même moment, » souligne Adrien Nizeyimana, responsable de la gestion des catastrophes dans le district Rutsiro.
« Le système de reporting traditionnel nous limitait à certaines gens dans la transmission de l’information, » critique-t-il. « La personne devant intervenir pouvait ignorer les événements en cours, » montre-t-il l’inconvénient.
Pour François Hakizimana, responsable de la gestion des catastrophes dans le district Gisagara, cette application permettra de conserver l’information. « Avant, on se servait de courts messages (SMS) sur les portables. Leur disparition était très facile en cas de vol de votre téléphone, par exemple, » dévoile-t-il.
Une application aux multiples fonctionnalités

Selon Gretta Muhimpundu, une des formateurs, cette application sert à tous les stades de la catastrophe, à partir de la prévention jusqu’à la réponse en passant par la préparation. Elle dispose de plusieurs menus.
L’un est le rapport sur une catastrophe. Le contenu signale toujours la localisation. « Lors de l’usage de cette application de réduction des catastrophes, vous êtes tenu d’activer la localisation. Ensuite le programme vous demande le problème qui se pose, » cite la formatrice Muhimpundu certaines étapes à respecter. « Vous pouvez prendre une photo ou écrire un texte et l’envoyer. Le gestionnaire voit immédiatement la localisation de la catastrophe et réagit à votre message, » explique-t-elle.
L’autre menu concerne l’intervention d’urgence. « Si une catastrophe se présente et vous voulez savoir où se trouve le site d’accueil des sinistrés, dès que le Ministère en charge de la gestion des urgences est informé, il vous indique l’endroit, » affirme Muhimpundu. …
L’exploitation de cette application sera effective dans toute l’Afrique de l’Est. Dans la sous-région, les aléas climatiques et géologiques ont pris une ampleur inattendue.
Les inondations au Kenya et au Rwanda, la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, les tremblements de terre au Nord-Ouest de la Tanzanie et récemment au Nord Kivu, en RDC, ainsi qu’au Nord-Ouest du Rwanda (Rubavu) avec l’éruption volcanique de Nyiragongo, sont quelques événements récents.
L’Intelligence Artificielle (AI) dans la réduction des catastrophes a été introduite au Rwanda en partenariat avec plusieurs intervenants. Ils sont la Commission régionale pour l’Unesco en Afrique de l’Est, le ministère de l’environnement (MOE), celui chargé de la gestion des urgences (MINEMA) et l’Université de Tokyo.
De telles formations s’étendront à plusieurs catégories de personnes. Et n’importe qui pourra utiliser cette application sur la réduction des risques dans la gestion des catastrophes. Il suffira de savoir comment l’utiliser et le télécharger sur votre portable.
Gérard Rugambwa




































































