L’Alliance Solaire Internationale (ASI) en Afrique va accélérer l’accès à l’énergie solaire comme une meilleure façon d’améliorer la vie de la population, en diminuant l’émission du carbone.
Les représentants des Etats membres de l’ASI-Afrique ont, ce jeudi 31 aout 2023 à Kigali, confirmé que le continent africain dispose des ressources énergétiques suffisantes pour améliorer les conditions de vie de leurs populations.
Ils ont plus particulièrement signalé que le rayonnement solaire en Afrique est considérable. Cependant son exploitation est faible. L’intégration des technologies solaires en Afrique étant considérée comme la meilleure solution.

Le ministre rwandais des infrastructures, Dr Ernest Nsabimana, a exhorté les Etats africains membres de l’ASI à conjuguer leurs efforts pour développer les capacités techniques dans la production de l’énergie solaire. Il faisait allusion à l’investissement dans le secteur solaire.
” Nous en tant qu’Africains devons conjuguer nos efforts pour mettre en place des infrastructures permettant l’installation des systèmes solaires efficaces. Ceci nécessite sans doute l’investissement dans ce secteur. Je vous prie d’accepter cette initiative pour les faveurs de l’Afrique,” a souligné le ministre Nsabimana.
Il a profité de cette occasion pour annoncer que le Rwanda a enregistré des progrès significatifs dans le secteur de l’énergie solaire par l’installation d’un système solaire domestique dans des zones éloignées.

Selon le ministre Nsabimana, différentes mesures ont été mises en place pour réduire la dépendance au carburant fossile. Une meilleure façon de réduire l’émission de carbone pour la protection de l’environnement.
Les défis à relever
Les membres de l’ASI ont évoqué différents facteurs qui entravent l’intégration des technologies solaires en Afrique.
La secrétaire d’Etat au ministère rwandais des infrastructures, Patricie Uwase, a montré que le budget de 50 milliards de dollars alloué à l’Afrique pour le financement des projets d’installation des systèmes solaires était insuffisant.
L’autre défi à relever est le matériel d’installation du système solaire fabriqué en dehors de l’Afrique. Ce qui entraîne les coûts élevés du matériel pour les Africains.

Face à ces défis, le directeur général de l’ASI, Ajay Mathur, a sollicité une volonté politique des Etats membres, en citant l’exemple d’un cadre réglementaire convenu pour l`énergie solaire. Il a aussi soulevé le manque de contribution financière.
Selon lui, les cotisations régulières des Etats membres pourraient couvrir les projets d’installation des systèmes solaires efficaces avec des équipements fabriqués en Afrique. Cela étant fait, dit-il, les coûts seraient significativement réduits. La 5ème conférence de l’alliance solaire internationale sera clôturée ce vendredi 1er septembre 2023.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































