Le déficit existant dans les infrastructures sur le continent africain devrait être comblé. C’est le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, qui l’a déclaré lors de l’ouverture officielle du 2ème sommet sur le financement des infrastructures en Afrique tenu à Dakar.
Selon Paul Kagame, procédant à l’ouverture officielle du sommet de Dakar, l’insuffisance des infrastructures en Afrique est un défi majeur au développement du continent.
“Au fur des années, les progrès remarquables ont été enregistrés sans doute, mais des défis dans le développement des infrastructures restent majeurs,” indique- t-il.
“Pour combler le déficit qui existe dans les infrastructures, il faut mobiliser les ressources domestiques,” dit-il. “C’est la raison pour laquelle en 2017 AUDA-NEPAD a initié l’agenda 5% sur l’augmentation de l’investissement institutionnel dans l’infrastructure de l’Afrique,” ajoute-t-il.
Ce sommet organisé du 1 er au 3 février 2023 est rehaussé pas la présence d’autres hautes personnalités y compris les chefs d’Etats de différents pays africains.
Il a saisi cette occasion pour proposer des solutions telles que le partenariat public-privé (PPP).
“Ce sommet est une opportunité de conjuguer les efforts avec le secteur privé pour que nos projets d’infrastructures soient bancables”, affirme-t-il.

” Il est impératif que les gouvernements africains travaillent avec le secteur privé pour développer les infrastructures de l’Afrique,” montre-t-il la voie à suivre.
Cela facilitera l’opérationnalisation de la zone de libre-échange, selon le Président Paul Kagame. Et cela figure dans la vision d’une Afrique prospère pour tous d’ici l’an 2063.
Paul Kagame, président du comité de chefs d’Etats au sein de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), a eu l’opportunité d’échanger avec d’autres hautes personnalités dont le Président hôte Macky Sall du Sénégal, le Président togolais Faure Gnassingbé et le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.
Ce sommet est organisé au moment où le continent africain continue d’être touché par l’insuffisance d’infrastructures. Aujourd’hui, 600 millions de personnes sur le continent n’ont pas accès à l’électricité. Seulement 36% des Africains peuvent avoir une connexion internet.
Le récent rapport de la banque mondiale a montré que le mauvais état des infrastructures dans plusieurs pays africains subsahariens freine la croissance économique de 2% chaque année. Il limite la productivité des entreprises jusqu’à 40%.
Florent Ndutiye




































































